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Federer après sa démonstration contre Berdych: "Je ne m'attendais pas à un score comme ça"

Federer : "Honnêtement, je ne m'attendais pas à un score comme ça"

Le 20/01/2017 à 16:18

OPEN D'AUSTRALIE 2017 - Roger Federer a été le premier surpris de dominer Tomas Berdych aussi facilement vendredi (6-2, 6-4, 6-4), au 3e tour de l'Open d'Australie. Même s'il se sent très bien physiquement, le Suisse sait qu'il peut encore gagner de belles batailles, mais qu'il est encore loin de gagner la guerre de Melbourne.

Roger Federer a gagné le droit de rejouer au moins un tour à l'Open d'Australie. Et personne n'aura rien à redire là dessus. Pas même Tomas Berdych. Même s'il est mieux classé que le Suisse, le Tchèque s'est littéralement fait balader par le 17e mondial. Apathique sans être maladroit, il était à cent lieues de celui qui avait mis fin au parcours de l'Helvète à Wimbledon 2010 et l'US Open 2012. Et de celui qui pouvait potentiellement renvoyer son prestigieux adversaire à ses lacunes. Ce vendredi, c'était clairement l'inverse.

"J'espérais jouer mieux contre des joueurs mieux classés, peut-être parce que je les connais mieux pour les avoir affrontés si souvent, a expliqué Federer en conférence de presse d'après-match. C'est parfois plus facile que contre un qualifié ou un joueur qu'on a peu rencontré, mais à ce point-là, honnêtement, je ne m'y attendais pas, surtout pas à ce score-là. C'est une grande surprise. Du fond du court, je me suis senti mille fois mieux que lors des deux premiers tours".

Federer a gagné une bataille, mais pas la guerre

Question niveau de jeu, le Suisse a joué au dessus de son classement affiché. Ce fameux 17 qui lui colle à la peau à Melbourne : 17e mondial, tête de série N.17 aux 17 titres du Grand Chelem... dans un corps de joueur de 17 ans ? Non, tout de même pas. Le Suisse, qui a déjà plus du double à 35 ans passés, reste très prudent à ce sujet. Il n'en oublie pas ses problèmes de dos, qui ne sont pas si loin derrière lui, et son genou, qui l'a tenu éloigné des courts pendant les six derniers mois de compétition. Cela ne l'a pas empêché de réaliser un festival offensif face à Berdych, joueur et spectateur à la fois. Tomas lui-même a préféré en rire en disant qu'il aurait aimé assister au match dans les tribunes plutôt que d'être sur le terrain. On peut le comprendre.

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Rien ne dit qu'au premier tour face à ce même joueur, Federer aurait été aussi efficace. Face à l'Autrichien Jürgen Melzer et l'Américain Noah Rubin, ses prestations n'étaient pas aussi abouties. S'il a prouvé que le haut niveau était toujours pour lui, l'erreur serait de penser que le Suisse est forcément parti pour réaliser une quinzaine de rêve. Federer a beau être un immense champion, il est encore loin de son 18e titre du Grand Chelem. Lui-même le sait. Son parcours du combattant ne fait que commencer, l'actuel 5e mondial l'attendant d'ailleurs au prochain tour. S'il atteint la finale, ce serait déjà une énorme performance au vu des adversaires qui l'attendent de pied ferme. Mais rien d'impossible.

Le parcours du combattant de Federer ?
" Cette saison est nouvelle, tout peut arriver !"

"J'avais fait de bons entraînements, mais ça ne veut pas dire grand-chose. Je suis content d'avoir joué comme ça dans un match aussi costaud. Je me suis senti bien au service, bien en fond de court, bien dans mes mouvements. Tout a bien marché", a résumé le Suisse. De là à savoir qui sera le favori entre lui et Kei Nishikori, le Suisse a été plus évasif. "Cela importe peu. Il joue bien mieux depuis plusieurs mois, il a un mental très fort et je suis moi-même fan de son jeu. Mais cette saison est nouvelle, tout peut arriver !"

Tout peut arriver, oui, même une défaite surprise de Novak Djokovic dès le deuxième tour d'un tournoi du Grand Chelem. Comme la majorité des observateurs, cet événement qu'a créé Denis Istomin jeudi l'a pris par surprise. "Comme tout le monde, j'ai cru jusqu'au bout qu'il allait retourner la situation", a-t-il dit. Mais c'est pourquoi nous aimons tant ce sport, pourquoi nous le regardons, pourquoi les gens se déplacent dans les stades : il y a toujours une place pour un gros bouleversement." Un message à faire passer à la concurrence, Roger ?

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