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Nadal : "J'ai été courageux"

Nadal : "J'ai été courageux"
Par Eurosport

Le 09/06/2006 à 21:30Mis à jour

Rafael Nadal défendra son titre face à Roger Federer dimanche à Roland-Garros. Le Majorquin, qui continue à faire profil bas, revient sur sa victoire sur Ivan Ljubicic. Il estime avoir pris des risques face au Croate et se félicite de rencontrer le Suisse

Qu'aviez-vous à l'esprit quand vous étiez mené 5/3 dans le tie-break ?

R. N : "Je pensais que ce serait dur parce qu'il ne perdait aucun point sur son service dans ce tie-break et lors des derniers jeux. Il servait très, très bien, que ce soit en première ou en deuxième balle. Ensuite, il faisait un bon coup droit ou un bon revers. C'était très difficile. Il avait un pourcentage très élevé."

Vous avez joué trois aces pendant ce tie-break...

Est-il normal que l'on vous ait donné un avertissement pour avoir été trop long ?

R. N : "Je joue toujours de la même façon. Aujourd'hui, j'ai été plus vite, mais l'arbitre... Je ne sais pas. Chaque fois, l'arbitre me met la pression. J'ai été vite aujourd'hui, pourtant. Je l'expliquerai après en espagnol. Je me suis dépêché, l'arbitre m'a mis la pression sans arrêt. Je prends toujours le même temps. Je n'ai pas pris plus de temps qu'hier. Je n'ai pas pris plus de temps que pendant les 15 dernières années. Je joue toujours pareil."

Ljubicic a dit que vous preniez beaucoup de temps entre les points. L'arbitre a donné un avertissement une seule fois, parce qu'il devait faire quelque chose. Après, il a dit qu'il aimerait que ce soit Federer qui l'emporte...

"Si je suis obligé de jouer plus vite, je jouerai plus vite. Je n'ai pas joué plus lentement que les autres jours, j'ai même joué plus vite. Costa a crié dans les tribunes en disant : "Allez, Rafael". Ljubicic regardait sans arrêt son coach. Personne n'a rien dit non plus. Il fait ce qu'il veut, je fais ce que je veux."

"Je n'ai jamais parlé mal de lui, je ne le ferai jamais. C'est un garçon sympathique. Quand on perd, il faut savoir retenir ses nerfs et ne pas dire des choses qui ne sont pas vraies. Quand je perdrai, j'agirai de la même façon que d'habitude."

Etes-vous surpris d'affronter Federer en finale ?

R. N : " Je savais que, si j'arrivais en finale, j'avais de bonnes chances de devoir jouer contre lui. Ce n'est pas une surprise de jouer contre lui. Normalement, ce n'est pas obligatoire de jouer la finale. Il y a de nombreux joueurs qui veulent arriver à ce stade de la compétition. C'est très dur d'y arriver. Je suis donc content d'être là, mais je sais que ce sera très difficile. Depuis 1984, il n'y a pas eu de n° 1 contre n° 2, ce sera dur."

Avez-vous conscience de l'importance historique d'une rivalité comme celle avec Federer ?

R. N : "Je ne sais pas. On a un âge différent. Il a 5 ans de plus que moi. Ce n'est pas une grande rivalité. Nous n'avons pas le même âge. C'est certainement bien ; pour moi, c'est très bien d'être le numéro 2. On va voir la quatrième finale l'un contre l'autre cette année. C'est bon pour le tennis, peut-être. Je ne sais pas si c'est une grande rivalité, mais j'aime bien jouer ces grands matches."

Vous avez joué 4 heures et demie de plus que Federer. Cela pourrait-il être un problème dimanche ?

La finale de dimanche prochain représente-t-elle un match plus important que celui de l'année dernière ?

R. N : "Non. L'année dernière, c'était ma première finale ici. Je sais que vous, ici, vous parliez beaucoup de ce match avant le tournoi. Alors, maintenant, il faut le gagner. C'est bien sûr un très beau match pour la finale, le n° 1 contre le n° 2, c'est bien. Je vais essayer de faire de mon mieux."

Qu'admirez-vous le plus chez Roger Federer ?

R. N : "C'est un des meilleurs joueurs de l'histoire. C'est une super star du monde entier, pas seulement pour le tennis, pour les autres sports également. Il est très sympathique. J'ai une bonne relation avec lui. C'est quelqu'un de bien."

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