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Henin: "J'ai progressé"
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Publié 26/05/2007 à 14:54 GMT+2
La Belge Justine Henin aborde Roland-Garros, son tournoi fétiche qu'elle a remporté trois fois, dans de bonnes conditions après avoir eu la préparation qu'elle souhaitait, fidèle à ses nouvelles résolutions.
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Crédit: Eurosport
ROLAND-GARROSInterview vidéo exclusive de Justine Henin
JUSTINE HENIN, vous disputez votre premier Grand Chelem de la saison. Comment jugez-vous votre préparation sur terre battue ?
J.H. : Sur la terre battue, j'ai progressé cette année. J'ai eu une meilleure préparation que les années précédentes. Tennistiquement, mon jeu a évolué sur la surface. Après Berlin, j'ai pris quelques jours de repos. Berlin, c'était vraiment dur. Je me suis battue contre les conditions météo. Physiquement et tennistiquement, j'ai pas mal bossé. J'ai eu des journées bien remplies. J'ai pris soin de moi et de mon corps. En terme de préparation, j'ai vraiment eu tout ce que je voulais.
Roland-Garros est le tournoi le plus difficile physiquement. Faites-vous particulièrement attention dans ce domaine ?
J.H. : C'est vrai que je récupère moins bien qu'il y a cinq ans mais c'est ce qui m'oblige à me remettre en question pour les années qui viennent pour faire une longue carrière, jouer moins, mieux planifier mon calendrier, prendre soin de moi. Il faut vraiment que je fasse attention à moi. Malgré tout, 25 ans ce n'est pas si jeune que ça dans une carrière tennistique quand on voit les petites jeunes qui arrivent maintenant. Mais, je vous rassure, les jambes sont encore là !
Vous sentez-vous comme la favorite dans ce tournoi ?
J.H. : Je ne me considère jamais comme la grande favorite dans un tournoi car avant tout j'ai énormément de respect pour les autres joueuses. Un grand chelem, c'est dur, c'est long. A l'heure actuelle, ce qui m'importe le plus c'est mon premier tour. Après on verra bien.
Que savez-vous de votre première adversaire, la Russe Elena Vesnina ?
J.H. : Je ne la connais pas du tout. Mais je me méfie de tout le monde, même de moi. J'ai préparé mon tournoi dans de bonnes conditions. J'ai donné tout ce que j'avais. Maintenant, il n'y aura plus qu'à !
Comment abordez-vous ce tournoi ?
J.H. : J'essaie de faire abstraction des éléments extérieurs. C'est vrai que les gens changent, il y a des choses qui ont bougé sur le circuit. En revenant à Roland-Garros, je me rend compte à quel point les années passent vite. J'ai l'impression que ma victoire en 2006, c'était hier. Tout va très vite dans ma vie, dans ma carrière aussi. J'essaie de rester concentrée sur moi et sur mon jeu pour construire quelques chose de solide.
Etes-vous satisfaite de la façon dont vous avez géré cette année ?
J.H. : Oui, très contente. En janvier, je n'ai pas pu jouer pour les raisons qu'on connaît. Après, j'ai vraiment pu tenir le calendrier que je m'étais fixé. Il n'y a pas eu de pépins physiques majeurs. J'ai pu comprendre aussi que je n'avais pas besoin de jouer énormément pour être à mon meilleur niveau. C'est important pour les années qui viennent car je ne jouerais plus jamais autant que l'an passé.
Vous donnez l'image d'un petit bout de bonne femme, un peu guerrière contre l'adversité. Cela vous convient-il ?
J.H. : J'ai dû me battre pour beaucoup de choses, c'est vrai. Ma vie a été souvent un combat. Mais je n'en ai gardé aucune rancoeur, ni aucune colère. Je ne vis jamais rien comme une revanche. Je m'estime heureuse. J'ai beaucoup de chance, j'ai la santé et beaucoup de gens formidables autour de moi. Ca me convient cette image d'une fille pas si grande, pas si forte que les autres, qui peut paraître un peu fragile. C'est ma grande sensibilité qui me rend très forte par moment.
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