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Monfils pas si loin
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Publié 02/06/2007 à 01:00 GMT+2
Pas d'exploit français ce vendredi. Malgré une belle combativité, Gaël Monfils a été éliminé par David Nalbandian en quatre sets au 3e tour de Roland-Garros. Victimes de Nikolay Davydenko et de Juan Monaco, Michael Llodra et Edouard Roger-Vasselin ont éga
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Crédit: Eurosport
ROLAND-GARROS - LES FRANÇAIS6e jour - 3e tour messieurs
LE MATCH DU JOUR
David Nalbandian (ARG/15) bat Gaël Monfils (FRA) 7-6, 5-7, 6-4, 7-6Prochain adversaire: DavydenkoRevivez le film du match !
Il s'en est fallu de peu. Gaël Monfils a livré un match solide face à David Nalbandian, demi-finaliste de l'édition 2006. Tour à tour dans la première manche, les deux joueurs ont l'occasion de prendre le service de leur adversaire. Sans succès... Ni Monfils (à 2-2), ni Nalbandian (à 4-3 pour l'Argentin), n'y parviennent. Les deux joueurs ont recours au jeu décisif, mais c'est Nalbandian qui remporte la mise 7 points à 5.
Bien aidé par son service canon - vingt-cinq aces - Monfils égalise à une manche partout. Après trois tentatives de break infructueuses dans le troisième set, le Parisien perd son service à 5-4 malgré une belle défense de fond de court. Certainement le tournant de la partie... Nalbandian ne tremble pas pour mener deux sets à un en empochant son service.
Après sa finale perdue à Poertschach la semaine dernière et sa victoire en quatre sets au tour précédent, on aurait pu croire Monfils fatigué. Mais le Français s'accroche. La victoire de l'Argentin n'intervient qu'au terme d'un nouveau jeu décisif. Manquant sa première balle de match, Nalbandian monte au filet sur la seconde et pousse son adversaire à la faute sur un énième revers en cout de course. Monfils plie après 3h34 de jeu, mais quitte la compétition la tête haute. - Nicolas PETIT -
LES AUTRES RENCONTRES
Nikolay Davydenko (RUS/4) bat Michaël Llodra (FRA) 6-4, 6-2, 6-4Prochain adversaire : NalbandianRevivez le film du match !
Nikolay Davydenko avance tranquillement mais sûrement. Moins spectaculaire qu'un Nadal ou qu'un Hewitt, le Russe n'en est pas moins efficace. Opposé à Michaël Llodra au troisième tour, la tête de série n°4 du tournoi a une nouvelle fois prouvé qu'il fallait compter sur lui cette année encore. Demi-finaliste il y a deux ans, quart de finaliste l'an dernier, Davydenko excelle dans la régularité.
Face à lui, Llodra n'a rien pu faire. Pourtant, l'entame de match laissait entrevoir une possible performance du Français. Jouant en service-volée sur quasiment chaque balle, le Parisien fait jeu égal avec un Davydenko préférant un jeu axé davantage sur de longs échanges avec de longs et puissants coups droits.
"Manque de fraîcheur..."
Avec un pourcentage de plus de 80% en points gagnés sur la première balle pour les deux joueurs, la barre était placée haut d'entrée de match. Mais à ce jeu là, Michaël Llodra va vite montrer ses limites. Après la première manche concédée suite à un break de Davydenko, ce pourcentage va baisser de 10% dans la deuxième pour rechuter une nouvelle fois dans la troisième (55%). La faute peut-être à un bras douloureux qui nécessita l'intervention du médecin du tournoi à la fin du premier set. Davydenko, lui, reste imperturbable et continue son travail d'usure.
Martelant le Français de coups puissants depuis le fond de court, le Russe n'a plus qu'à attendre la faute de son adversaire. Epuisé par ses longs voyages en fond de court et incapable de tenir les longs échanges. Avec 38 fautes directes, et un faible pourcentage de points gagnés en retour (24% contre 46%), le Français comprend vite qu'il ne peut pas rivaliser.
Davydenko n'a pas besoin de forcer son talent pour faire la différence. Une simple accélération dans l'échange suffit à déborder le Français probablement émoussé physiquement par son match gagné contre Almagro. Davydenko conclut finalement le match sur une énième faute directe du Français et poursuit tranquillement son chemin sans avoir concédé le moindre set. "Je me sens bien, déclare Nikolay, mais il faut dire aussi que j'ai profité jusque-là d'un tableau relativement dégagé. Je n'ai pas eu à rencontrer d'Espagnol ou d'Argentin qui ne jouent que du fond."
Pour Llodra, il n'a plus qu'à se rendre à l'évidence. "Il adore jouer les gars comme moi qui donnent des cibles. Il retourne tellement bien que ce n'est pas facile de jouer service-volée tout le temps. Il m'a manqué un peu de fraîcheur. C'est un bon tournoi pour moi, passer deux tours à Roland-Garros ce n'est jamais évident. Ça me conforte dans l'idée qu'on peut encore faire service volée sur terre battue."- Matthieu MARGUERITTE, propos recueillis par Julien CARRASCO -
Juan Monaco (ARG) sur Edouard Roger-Vasselin (FRA/WC) 6-4, 6-2, 6-4Prochain adversaire : CanasRevivez le film du match !
L'aventure s'arrête au 3e tour pour Edouard Roger-Vasselin. Le fils de Christophe, demi-finaliste de la fabuleuse édition 1983, aura pourtant tout donné face à Juan Monaco, mais aura surtout buté sur l'expérience de l'Argentin. Montant à l'envi au filet, le Français, 144e joueur mondial, a fait jeu égal avec le récent vainqueur du tournoi de Pörtschach, avant de céder en fin de première manche sur la seule balle de break de l'Argentin.
Cette perte de set est un coup porté au moral du jeune Français, qui a baissé pavillon sur les deux sets suivants. "Je ne voyais pas de faille dans son jeu, a avoué Edouard en conférence de presse. Il était bien plus fort que moi. Donc je n'ai rien à regretter. Il m'était impossible de jouer à un haut niveau pendant cinq sets. Il fallait prendre la balle plus tôt... j'ai essayé pourtant, mais c'était très dur, sa balle giclait énormément. Les rebonds étaient violents et j'avais du mal à monter au filet."
En fin de troisième set, un premier, mais inutile, break vient dégager le ciel sombre du Français à 5-3. Avant que Juan Monaco n'en l'achève sur son service pour poursuivre sa route en huitième de finale. Roger-Vasselin, lui repartira sur les tournois Challengers. "J'apprends beaucoup des défaites, mais il me reste encore à travailler. Avant les qualifications pour Wimbledon, je jouerai quelques tournois challengers." Une retombée dans un circuit moins glorieuse qui ne lui pose aucun problème. "Je n'ai pas peur de redevenir moins connu. Je profite de toutes les sollicitations..."- Sébastien PETIT, propos recueillis par Julien CARRASCO -
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