Monfils sous l'effet Tarik

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Gaël Monfils étonne. Aux côtés de son nouvel entraîneur, Tarik Benhabilès, le jeune Français s'est refait une santé à Paris et affronte David Nalbandian au 3e tour. Un exploit au vu de son début de saison cartastrophique où il a aligné sept défaites de ra

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Crédit: Eurosport

Gaël Monfils n'y croit pas lui-même. Le Français est encore en lice après deux tours à Roland-Garros. Un bonheur que ne connaîtra pas Richard Gasquet, éliminé dès le 2e tour. Pourtant à comparer la saison des deux Français, on aurait plus misé sur le Biterrois, n°1 français, que sur le Parisien, 59e mondial. Et pourtant...
Après un match en cinq sets face à Olivier Rochus au 1er tour, Monfils a réussi à enchaîner une deuxième victoire en disposant d'un spécialiste de terre battue, Juan Ignacio Chela. Et reste sur sa bonne dynamique entamée à Pörtschach où il a mis fin à sept matches d'affilée sans victoire au premier tour de tournois ATP. Monfils s'est bien octroyé quelques éclaircies sur les tournois Challengers à Sunrise (victoire) et Zabreg (demi-finale), mais les résultats ne suivaient pas sur le circuit pro.
"Le travail paye"
Engagé avec Olivier Delaître depuis le début de l'année, le Français, tombé à la 75e place mondiale, a décidé, avant le tournoi allemand, de se séparer de son nouveau coach pour rester seul... avant de se mettre sous la houlette de Tarik Benhabilès, un entraîneur qui "vit ses matches" et qu'il respecte en retour. "Avec lui, on fait un boulot plus psychologique, ça m'aide vachement. Le travail paye, même si je n'ai toujours rien fait. Enfin au moins, j'aurais battu une tête de série..." Le déclic? Les victoires sur Andy Roddick et Lleyton Hewitt à Pörtschach où il a signé sa seule finale de la saison.
A Paris, devant un public particulièrement cher à son coeur, Gaël se surprend même à se faire plaisir. "Je m'étonne de tenir comme ça, nickel. Faut croire que j'ai travaillé car là je ne me sens pas trop mal." Son travail payerait donc enfin. Après une longue traversée du désert, son nouveau coach aurait trouvé les mots pour faire réagir le Français. "Ce qu'il me demande, ça me plaît,. Quand je fais deux, trois bâches, ça le fait marrer, parce qu'il me demande de frapper le plus fort possible. Ça marche, on ne va pas changer!"
La récompense est au bout : un 3e tour à Roland-Garros face à David Nalbandian, demi-finaliste l'an passé mais descendu de la 3e à la 18e place mondiale cette année après une saison morne sur terre battue, où il n'a signé qu'un quart de finale à Barcelone.
"Ça va être un marathon encore, pas de chance, mais je suis prêt , affirme-t-il. Je suis un "runner" moi. Et puis il y a ma famille, le public français... toute ma vie, je me suis préparé pour des moments comme ça. Alors je me dis que s'il le faut, on va la sortir la mobylette." Une abnégation qui peut le mener vers un 4e tour à Paris comme l'an passé. A peine pensable il y a encore deux semaines...
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