Nous avions noté le ton incitatif de Francesco Ricci Bitti il y a quelques jours concernant l'urgence d'une décision concernant l'avenir de Roland-Garros. Nous constatons que la Fédération Française,,dans la foulée, a décidé de répondre à cet appel du pied de la FIT (Fédération Internationale). Gilbert Ysern, directeur général, a donc repris les points essentiels du dossier, déjà évoqués par le président Jean Gachassin récemment. "Soit on pousse les murs, soit on déménage", a-t-il résumé avant de donner quatre destinations possibles pour le tournoi, quatre sites de la banlieue parisienne : Versailles, Marne-la-Vallée, Evry et Gonesse.
UNE FORTE CONCURRENCE
Pourquoi changer ? Parce que la concurrence est plus rude que prévue. Les autres tournois du Grand Chelem sont attractifs et les instances internationales rappellent que d'autres pays s'activent. "Les autres Grands Chelems ont plus progressé que nous. Il y a un risque de délitement du crédit du tournoi. Roland-Garros ne peut pas rester tel qu'il est aujourd'hui", a répété M. Ysern. Deux variantes existent dans le cadre d'un maintien du tournoi à son emplacement actuel. L'une est la couverture de l'actuel Central Philippe-Chatrier et l'autre la destruction du court Suzanne Lenglen (13.000 places) et son remplacement par une nouvelle salle à toit rétractable.
FEDERER VEUT DU CHANGEMENT
Même Roger Federer a fait savoir qu'il était favorable à un changement rapide de la situation. "J'ai parlé avec Roger Federer l'année dernière à Monte-Carlo, et il avait une liste assez longue de complaintes. Il était particulièrement agacé par les problèmes que l'on peut rencontrer en première semaine." Il s'agit du manque d'espace et d'intimité pour les joueurs.
L'EXEMPLE DE L'OPEN D'AUSTRALIE
Même si Gilbert Ysern ne veut pas parler de "déclassement", il est revenu sur l'expérience australienne : "Regardez ce qu'il s'est passé dans les années 80, quand les meilleurs joueurs ne voulaient pas aller jouer là-bas. Nous pourrions rencontrer les mêmes problèmes si, par exemple, les spécialistes sur dur en venaient plus. Jene m'inquiète pas pour les meilleurs joueurs, mais il faut rester sur nos gardes."
REAMENAGER ? PAS BEAUCOUP D'ESPACE
Le gros inconvénient d'un réaménagement in situ est qu'il ne sera pas possible de gagner beaucoup de place, le stade étant entouré d'espaces protégés comme les serres d'Auteuil et le bois de Boulogne. Le projet de construction d'un nouveau central sur le site du stade Georges-Hébert, situé à environ 500 mètres de l'actuel Philippe-Chatrier, est "dans l'ornière, victime de fortes oppositions et d'un manque de consensus politique", a dit M. Ysern.
DEMENAGER ? C'EST CHER
Si la solution radicale du déménagement, déjà adoptée par l'US Open dans les années 70 et par l'Open d'Australie la décennie suivante, était retenue, le tournoi du Grand Chelem sur terre battue quitterait Paris pour la grande banlieue.
Les sites envisagés sont Marne-la-Vallée, à l'est, près du parc d'attractions Disneyland, Versailles, à l'ouest, à proximité du parc du château, Evry-Bondoufle, au sud, où cent hectares sont disponibles sur le site de l'hippodrome, ou Gonesse, au nord de la capitale. M. Ysern a assuré qu'aucun n'était privilégié pour l'instant, mais n'a pas caché que "Versailles serait d'avantage dans la continuité au niveau de l'image". Le principal inconvénient d'un déménagement est son coût, évalué à 600 millions d'euros par la FFT, soit trois fois plus qu'un lifting du stade existant. Pour faciliter le financement, le nouveau complexe pourrait accueillir "d'autres événements sportifs, voire des concerts", a dit M. Ysern.
DECISION EN FEVRIER 2011
La décision doit être prise au plus tard lors de l'assemblée générale de la FFT en février 2011. Il faudrait compter deux ans pour mener à bien le réaménagement du stade actuel et quatre à cinq ans pour en construire un nouveau ex nihilo.
L'ETAT DES LIEUX
Le stade Roland-Garros, construit dans les années 1920 pour accueillir les exploits des Mousquetaires en Coupe Davis, s'étend sur seulement 8,5 hectares, contre 18 pour Wimbledon, ce qui pose des problèmes d'accueil des joueurs et des spectateurs. Par ailleurs, il est devenu indispensable de posséder au moins une enceinte couvrable, comme à Londres et à Melbourne.



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vivez avec vôtre temps.
Federer donne son avis mais c'est pas pour cela qui boycotte RG. Roddick, Djoko pensent pareil sur le vieillissement du site. peu de place pour circuler.Le 24/03/2010 à 14:44
Que va-t-il se passer à cette date qui exige alors une décision ?
Idée : Il se trouve que la bail de la mairie de Paris arrive à expiration et que le nouveau contrat multiplie le loyer par 10 (c'était un vieux bail qui courait, avec des loyers faibles). Du coup, sur le long terme, il est beaucoup plus rentable de constuire un nouveau stade.
C'est ça ?Le 23/03/2010 à 11:23
C'est parce qu'ils ont pas le choix !! Non mais j'hallucine "pas assez d'intimité" il est quand meme difficile !!
Ca le dérange de devoir se mélanger avec des joueurs moins bien classé !! Il fait un peu son fier là ...Le 22/03/2010 à 22:13
l'Australie open est le préféré pour ses infrastructures.
Federer a juste donner son avis.
Rien a faire que l'on s'eloigne de Paris 16eme. le tennis est réservé pour tout le monde.Le 22/03/2010 à 21:07
On est toujours en démocratie, que je sache, et on a le droit de donner son avis. Surtout quand on nous le demande.Le 22/03/2010 à 20:30
Je pense que nadal a du être entendu aussi, ainsi que les grands joueurs de terre !!
C'est clair que la structure est vieille et que les standards ont changé !!Le 22/03/2010 à 19:47
La grande banlieue c'est bien pour l'espace et un peu moins pour récuperer l'Aura de Paris !!!
Versailles me semble le meilleur choix en terme d'image et de proximité !! mais comme disait kadji, les transports et l'accessibilité feront le succés ou non de ce nouveau siteLe 22/03/2010 à 19:45
Sérieusement il faut arrêter, il y a tellement de sport qui 'nont pas le 1/8 de ce que les tennistes ont comme confortLe 22/03/2010 à 17:12