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Cilic choisit Federer
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Publié 30/05/2012 à 23:26 GMT+2
A quelques heures d'affronter Del Potro, Marin Cilic a répondu aux questions des internautes. S'il n'a jamais remporté le moindre titre sur terre battue, malgrè trois finales, le Croate croit en ses chances à Roland-Garros. Mais pour lui, Roger Federer est le grand favori.
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HEINZ: Quel est ton objectif sur ce tournoi ? Et selon toi, qui va gagner Roland-Garros cette année ?
MARIN CILIC: Je dois juste me concentrer sur mon jeu et jouer mon meilleur tennis face à Del Potro, qui est un très bon joueur. Je dois être à mon meilleur niveau. Pour ce qui est du vainqueur, je dirais Federer. Il est en bonne forme, et joue bien comme à Madrid et Rome. Et bien sûr, il y a moi en tant que challenger.
PAULIE43: Comment vois-tu le retour de Del Potro depuis sa très longue blessure ?
M.C: A vrai dire, je suis plutôt impressionné. Il a extrêmement bien joué cette année, et a gagné beaucoup de tournois. Il a démontré qu'il était dans le même état de forme qu'en 2009, et c'est bien de le voir de retour sur les courts. J'espère juste qu'il ne sera pas au top contre moi !
LUCA: Comment te sens-tu avant le match face à Del Potro ? Tu as perdu face à lui à Miami, as-tu élaboré une nouvelle tactique pour ce match ?
M.C: On s'est affronté à Miami et en Coupe Davis la semaine d'après, avant de se retrouver à Madrid. On s'est donc rencontré quelques fois. On connaît le jeu de l'autre. Je n'ai pas eu de bons résultats face à lui sur terre battue, il est très résistant. Il a beaucoup de puissance en fond de court, donc c'est très important pour moi de varier au maximum mon jeu. Bien entendu, le service sera l'une des clés de ce match.
MARK: Qui était ton idole quand tu étais plus jeune ?
M.C: Goran ! Le seul et l'unique ! C'était le meilleur. Les gens aimaient sa personnalité, et sa façon de jouer. Tu ne savais jamais ce qu'il allait faire. Il a eu une grosse influence sur ma carrière, me remettant toujours dans la bonne direction. On est également de bons amis. On a joué ensemble à Zagreb la semaine dernière.C'est toujours sympa de frapper quelques balles avec lui.
TENNIS: Quel est le coup le plus important : le service ou le retour ?
M.C: Le service aide dans les situations compliquées. Tu peux t'éviter beaucoup de problèmes grâce à un gros service. Mais en général, avec un jeu de fond de court, le retour te permet de causer pas mal de soucis à ton adversaire.
GUEST: Combien de temps t'entraînes-tu chaque jour ?
M.C: Ici, sur le tournoi, je m'entraîne pendant une heure, une heure trente, plus 30 à 45 minutes de gym. Lors des préparations, je m'entraîne deux heures le matin, plus une heure et demie l'après-midi, avant de finir avec du physique. L'entraînement est très intense. On essaie avant tout de se concentrer sur la qualité.
ANDY: Pourquoi n'as-tu pas joué avec l'équipe de Croatie lors de la Coupe du Monde à Düsseldorf la semaine passée ?
M.C: C'était dans mes plans de jouer à Düsseldorf, mais j'avais pas mal de matchs à jouer sur le tournoi et j'étais un peu fatigué. Mon corps avait besoin de repos. J'étais aussi un peu triste pour mon équipe, car je n'y étais pas, mais je voulais me concentrer sur Roland-Garros. J'ai entendu dire que Düsseldorf pourrait être un 250 l'année prochaine, donc il n'y aura sans doute pas de Coupe du Monde. Malheureusement. Je n'ai pas joué là-bas, mais les gars m'ont dit que c'était génial.
LUBO: Tu as disputé trois finales sur terre battue, mais tu attends toujours un titre sur cette surface. Quel est le plus gros challenge lorsqu'on joue sur des courts en terre ?
M.C: Sans doute la constance et l'adaptation aux conditions climatiques. A Munich, je me suis battu contre le froid - parce qu'il faisait vraiment froid. C'était difficile pour moi. A Paris, j'ai l'habitude de bien jouer sous de grosses chaleurs, mais j'ai du mal à trouver le rythme dès qu'il fait froid. Mais quoiqu'il en soit, je pense décrocher mon premier titre sur terre très prochainement !
WENLOCK : Que représente pour toi les Jeux Olympiques de Londres ?
M.C: Ce sera ma seconde participation aux Jeux Olympiques. La première fois, c'était à Pékin. J'y avais pris beaucoup de plaisirs. Cette fois-ci, à Wimbledon, ce sera plus sérieux et je tenterai d'accrocher un résultat. Pendant les Jeux, tu rencontres également beaucoup d'athlètes venant d'autres disciplines. C'est là que tu découvres à quel point ça compte pour eux. Ca change leur carrière, et ça te pousse à donner plus. C'est aussi un honneur de représenter son pays.
ANGELA: Quel joueur a la potentiel de titiller le Top 3 dans le futur ?
M.C: Ce n'est pas difficile d'en choisir un. Raonic a un gros potentiel, même s'il doit encore travailler certains compartiments de son jeu. Tomic est difficile à juger, parce qu'il peut bien et moins bien jouer. On verra ça dans les prochaines années. J'ai peut-être aussi ma chance.
JO: Penses-tu que c'est une chance de jouer au tennis en même temps que Nadal, Federer et Djokovic ? Ou au contraire, ça rend les titres encore plus difficiles à gagner ?
M.C: Je dirais qu'on est chanceux de faire partie d'une génération, qui compte certains grands noms. La compétition est rude entre eux et ils se rendent les uns et les autres meilleurs. Ils nous poussent aussi à être meilleurs mentalement et physiquement, d'essayer d'être les meilleurs et de les rejoindre
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