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Federer est resté calme
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Publié 05/06/2012 à 23:16 GMT+2
Même mené deux sets à rien par Del Potro, Roger Federer est toujours resté confiant. Il a eu raison. Le voilà à nouveau en demi-finales à Roland-Garros, où il retrouvera Novak Djokovic, comme l'année dernière.
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Comment expliquez-vous votre début de match difficile?
R.F. : J'ai eu du mal à trouver mon rythme. Mais lui jouait très bien. Surtout en retour. Je servais à 200 km/h et lui, il retournait tranquillou (rires).
On vous a vu vous énerver dans le tie-break du deuxième set. Etait-ce après vous, après le public?
R.F.: J'aurais dû gagner ce second set, et bien avant le tie-break. Lui jouait très bien, il frappait bien. Moi j'étais sur la défensive et j'ai eu cette réaction. Parfois, on est en colère. Parfois, j'essaie de me pousser. Ce n'était pas évident, je savais que ce serait un moment important, peut-être même décisif même si, finalement, ça n'a pas été le cas.
A deux sets zéro, avez-vous pensé au match contre Tommy Haas il y a trois ans, ici-même?
R.F.: Bien entendu que j'y ai pensé. J'ai aussi pensé au match de 2009 contre Juan Martin, également en cinq sets, même si je n'avais pas été mené deux sets à rien. J'ai peut-être tiré de l'inspiration de tout cela mais encore une fois, les lieux sont différents, on était sur le Lenglen, il pleuvait, la situation était totalement différente. J'ai juste essayé de me battre jusqu'au bout. J'étais quand même content que ce soit un Grand Chelem parce que, autrement, sur n'importe quel autre tournoi j'aurais été sorti. Maintenant, j'ai un peu de temps pour me reposer.
Avez-vous eu le sentiment qu'il était diminué au fil du match?
R.F. : Non. J'ai essayé de me concentrer sur moi car j'avais mes propres problèmes. J'étais mené. Lui n'avait pas ce souci. Peut-être qu'il avait un problème de genou, je n'en sais rien. Peut-être qu'il était là en train de se dire "je vais te laisser gagner les troisième et quatrième sets pour reposer mon genou, je vais revenir au cinquième et je te détruis". J'avais besoin de lui faire comprendre qu'il allait falloir qu'il joue aussi et que ce ne serait pas facile.
Le match a complètement basculé en début de troisième set avec ce break...
R.F. : Oui, je savais que je serai capable de tenir le rythme physiquement, donc je gardais confiance. Je n'ai jamais paniqué. J'ai senti qu'il lâchait un peu facilement au début du troisième et du quatrième. J'avais le sentiment que plus le match avançait, mieux c'était pour moi. Même si au cinquième, évidemment, il a tout donné et ça a été plus compliqué.
Vous n'aviez pas caché que vous cherchiez votre jeu depuis le début du tournoi. Diriez-vous que vous l'avez trouvé, notamment avec ce troisième et ce quatrième set aujourd'hui?
R.F. : Non, pas du tout. On a dit la même chose chez Gasquet quand il a gagné 6-0 6-0 les deux derniers sets contre Haas, et il a perdu contre Murray. Je ne vais pas dire que je joue le feu mais je suis content d'avoir bien joué et d'être en demi-finale. C'est quand même un grand résultat.
Gagner de cette façon, est-ce un plus pour la confiance?
R.F. : C'est vrai que ça fait toujours du bien de revenir de deux sets à rien comme ça, ce n'est pas quelque chose d'habituel qu'on fait tous les jours. Parfois on ne joue qu'un match en cinq sets toute l'année, peut-être que c'était celui-là.
Physiquement, tout va toujours bien?
R.F. : Oui, je suis bien en forme, je n'ai pas de problèmes physiques, ce qui est différent d'il y a quelques semaines. Je suis content, je me retrouve physiquement. Je suis bien.
Sur une échelle de 1 à 10, comment noteriez-vous votre tournoi et votre match contre Del Potro?
R.F. : Honnêtement, ça m'est égal d'avoir 1 si ça suffit pour gagner. Je sais qu'il va falloir avoir 10 peut-être sur un ou deux matches, pas tout au long du tournoi. Peut-être que ce ne sera pas nécessaire si mon prochain adversaire ne fait pas un grand match. On ne peut jamais savoir. Moi, je sais juste que je devrais faire un grand match contre Djokovic.
Il a sauvé quatre balles de match contre Tsonga, ça vous inspire quoi?
R.F. : Je suis déçu pour Jo. Parce que j'aurais bien aimé le jouer ici à Paris, comme c'était le cas à Bercy. C’est dur pour lui. J'ai l’impression que les spectateurs auraient bien aimé voir cela, voir un grand exploit pour un Français. C'est dommage pour lui. Mais pour moi, je ne sais pas, cela ne change pas grand-chose, c'est la même situation que l'année dernière, je joue Djokovic en demi-finale.
Vous sentez-vous capable de produire le même niveau de tennis que lors de votre demie face à Djokovic l'an dernier ici-même?
R.F. : Oui.
Vous égalez un nouveau record, celui du nombre de demi-finales en Grand Chelem (31, comme Connors). Est-ce que tout ça a encore de l'importance pour vous?
R.F. : Oui, un peu quand même. Moi, j'aime bien m'inspirer des grands matches des autres joueurs, de mes anciens matches peut-être parfois aussi, des records, ce que j'aimerais encore atteindre. J'ai besoin de plein de petites choses pour me pousser encore à accomplir plus. Quand je parviens à atteindre des chiffres comme ça, c'est juste phénoménal et cela me fait très plaisir, c'est normal.
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