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Sharapova de retour
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Publié 06/06/2012 à 18:19 GMT+2
Quatre ans après avoir occupé le rang de numéro un mondiale, Maria Sharapova est à une victoire de reprendre sa place sur le trône de la WTA. Pour la troisième fois dans le dernier carré à Paris, la Russe devra battre la Tchèque Petra Kvitova pour parvenir à ses fins et jouer sa première finale.
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Le circuit féminin s’attend à faire une nouvelle mue. La couronne de numéro un mondiale de Victoria Azarenka ne tient plus qu’à un fil. Ou à un match. Avec la défaite de la Bélarusse en huitièmes de finale, Maria Sharapova est sur les rangs pour reprendre le flambeau. Si elle remporte sa demi-finale parisienne jeudi face à Petra Kvitova, elle gagnera les points pour détrôner Azarenka que l’on pensait installer pour de bon.
Mercredi face à Kaia Kanepi, Sharapova a retrouvé de sa superbe, après un match en huitième de finale limite catastrophique face à Klara Zakopalova (6-4,6-7, 6-2). Des cinq jeux concédés lors des trois premiers tours, la Sibérienne est passée à plus du double en une rencontre face à la Tchèque qui a offert une belle résistance à l’actuelle deuxième joueuse mondiale. Douze doubles fautes, neuf breaks et une cinquantaine de fautes directes ont failli jouer un sale tour à la Russe qui s’en est finalement sortie. Toujours en lice dans le bas de tableau, elle devient désormais la grande favorite pour le titre parisien, dernier trophée majeur qui manque à son palmarès de championne complète.
Troisième demi-finale à Paris
"C’est la troisième fois que je suis en demi-finale à Paris. C’est un sentiment très agréable. Je suis très heureuse d’être parvenue à améliorer mon jeu." Troisième demi-finale après deux premières en 2007 et 2011, mais aucune finale jusqu’ici. Presqu’une anomalie pour elle qui est décidée cette année à ce que ce que cela change : "Si je suis présente dans un tournoi, c’est toujours pour le gagner, que ce soit un tournoi du Grand Chelem ou un autre moins important", a déclaré la Russe. "Ma philosophie est la même : donner le maximum pour me surpasser. Je me déplace mieux sur terre que par le passé, j’ai aussi le sentiment que je peux jouer sept matches de suite sans être obligée de puiser dans mes ressources. Et cela est très positif."
Mis à part en huitième de finale, Sharapova n’a pas véritablement donné son maximum. Et pour cause, la partie de tableau de la Russe a été bien dégagée lors des dix premiers jours de compétition. Elle a échappé à ses compatriotes Maria Kirilenko et Anastasia Pavlyuchenkova au troisième tour. Au lieu de Kaia Kanepi en quart de finale, elle aurait pu tomber sur Serena Williams, tombée au premier tour face à Razzano, Caroline Wozniacki, éliminée au troisième tour, ou encore Julia Görges, trois adversaires qui lui auraient donné bien plus de grain à moudre que l'Estonienne, tout de même ex-vainqueur de Roland-Garros juniors.
Un classique à jouer d'abord face à Kvitova
En demi-finale, Sharapova sera de nouveau au pied d’un mur qu’elle n’a toujours pas réussi à franchir. Avec deux titres sur terre battue à Rome et Stuttgart et une finale à Melbourne cette saison, Maria aura des arguments à faire valoir. Car en face d’elle, la triple lauréate en Grand Chelem (Wimbledon 2004, l’US Open 2006 et l’Open d’Australie 2008) n’aura pas une novice à battre : Petra Kvitova, ex-numéro deux mondiale et lauréate à Wimbledon face à la Russe l’an passé. La Tchèque a aussi eu un parcours assez tranquille jusqu’ici en évitant en huitième de finale Francesca Schiavone, vainqueur et finaliste à Paris deux années de suite, et la tenante du titre Na Li en quart de finale. En échange, Kvitova a su dompter la fougue de l’étonnante Kazakhe Yaroslava Shvedova, tombeuse de la Chinoise au tour précédent.
Pour Sharapova comme pour Kvitova, cette demi-finale sera à coup sûr leur premier vrai test avant de viser leur première finale des Internationaux de France. Cette rencontre s’annonce tout aussi intense que leur dernière confrontation en Grand Chelem en Australie, où la Russe s’était imposée en trois manches. Sharapova gardera toutefois l’avantage d’avoir battu la Tchèque sur la terre battue de Stuttgart cette saison. "Si je n’avais pas de titre du Grand Chelem, effectivement, je verrais ce match de façon différente, estime Sharapova qui repousse la pression d’un revers à deux mains. Je ne vais pas dire que c’est celui qu’il faut que je remporte absolument parce qu’il manque à mon palmarès. Mais j’ai toujours voulu remporter ce titre prestigieux à mes yeux." Un titre qui pourrait donc en cacher un autre. Si elle atteint la finale, elle redeviendrait ainsi numéro un mondiale quatre ans presque jour pour jour après avoir occupé ce rang pour la dernière fois... à Roland-Garros.
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