Tsonga ne panique pas

Eurosport sur Google

Jo-Wilfried Tsonga a expliqué sa timide entrée en lice à Roland-Garros par une habitude chez lui à débuter les tournois de façon progressive. "C’est un match d’adaptation, je ne connaissais pas ce joueur, mes premiers tours sont toujours compliqués", se justifie le 5e mondial qui se cherche encore.

Eurosport

Crédit: Eurosport

En conférence de presse d’avant-tournoi, Jo-Wilfried Tsonga a estimé qu’il était bien tombé. Il est vrai qu’affronter un joueur issu des qualifications pour commencer Roland-Garros est toujours mieux que de tomber sur un cador mal classé. "Je ne sais pas encore sur qui je vais tomber, avançait-il vendredi avec plus de prudence. Mais il aura déjà trois matches dans les jambes, moi aucun…" Bien vu. Le premier tour face à Andrey Kuznetsov n’a pas été une partie de plaisir. Après un set "d’adaptation" selon le principal intéressé en mal de bons services, la machine s’est enfin mise en route. "Ce n'était pas si simple que ça, a-t-il reconnu ce dimanche. Je ne le connaissais pas. Je ne savais pas trop où jouer. Je n'ai trouvé d'images de lui sur Internet pour voir son jeu et prendre des notes !"
Du haut de son 160e rang mondial, cet adversaire russe, finalement battu en quatre sets (1-6, 6-3, 6-2, 6-4), n’est effectivement pas encore très populaire sur la toile, mais n’a pas manqué de donner quelques sueurs froides au leader français, 155 rangs au-dessus de lui, bien heureux de s’en être sorti en moins de 2h30 de jeu. "Mes frappes ne partaient pas bien et lui jouait mieux, a-t-il analysé. Mais ce n'était pas si mal car j'ai eu des balles de break et j'étais bien en jambes. Mes secondes balles étaient sans effet, pourtant elles sont censées faire reculer les meilleurs du monde..." La terre battue a toujours des côtés néfastes dans le jeu du Français qui a peiné avant de pouvoir imposer sa puissance et faire déjouer son adversaire.
"J'aurai plus de pression à Wimbledon"
"Ce sont surtout les premiers tours qui sont durs à gérer pour moi. A Roland-Garros, comme ailleurs, a contre-balancé JWT. A Doha, en tout début d'année, il avait bien été accroché par Malek Jaziri, Tunisien 118e mondial (7-6, 6-7, 6-1), avant de remporter le tournoi... Mais l'Oubek Denis Istomin (60e) lui avait pris un set également à Melbourne (6-4, 3-6, 6-2, 7-5) avant qu'il ne flanche en huitième face au Japonais Kei Nishikori (26e). "Parfois ça se passe bien car l'autre joueur en face est encore plus stressé que moi. Parfois, c'est plus compliqué car les repères sur le court ne sont pas encore là." Etait-ce aussi le fait de jouer un dimanche qui a pu poser problème comme cela a pu être le cas les années précédentes ? "Non car cette année on m'a prévenu. Les autres fois, les organisateurs ne me l’avaient annoncé de façon claire. Depuis que j'ai fait des remarques, ils communiquent mieux et là, j’étais prêt à jouer dès le premier jour de compétition."
Lui qui annonçait vouloir passer une semaine "cool" à profiter du tournoi en compagnie du public français a encore du pain sur la planche pour poursuivre son aventure jusqu’en seconde semaine, son premier but avant de voir plus loin. "Je n'ai rien à perdre ici car je n'ai pas gagné de points l'an passé, a-t-il encore insisté. Ce n'est toujours que du bonus. Surtout ici chez moi face au public français. A Wimbledon, où j’ai une demi-finale à défendre, j'aurai plus de pression qu'ici." Après ce tour de chauffe qui restera comme un avertissement sans frais, Tsonga aura face à lui au prochain tour Cedrik-Marcel Stebe, un gaucher allemand, 91e mondial, qu’il connaît plus que Kuznetsov. Histoire de confirmer que les marques ont bien été prises et surtout de se rassurer davantage avant que les choses sérieuses ne commencent vraiment...
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité