Tsonga: "C'était un supplice"

Tsonga: "C'était un supplice"
Par Eurosport

Mis à jourLe 04/06/2012 à 20:52

Publiéle 04/06/2012 à 15:34

Mis à jourLe 04/06/2012 à 20:52

Publiéle 04/06/2012 à 15:34

Article de Eurosport

Contraint de finir son match face à Wawrinka lundi, Jo-Wilfried Tsonga avoue avoir gambergé. Il accueille sa victoire comme une libération.

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"Une libération." Ce mot est revenu plusieurs fois dans la bouche de Jo-Wilfried Tsonga, comme si lui seul qualifiait le sentiment qui habite désormais le numéro un français. Oui, il est heureux d'être en quarts de finale. Oui, il éprouve une certaine fierté à atteindre ce stade pour la première fois à Roland-Garros. Il est d'ailleurs le premier joueur français depuis les Mousquetaires des années 1930 à avoir rallié les quarts dans chacun des quatre tournois du Grand Chelem. Ce n'est pas rien. Mais au-delà de tout ça, il accueille sa victoire contre Stanislas Wawrinka comme un immense soulagement. Il aurait probablement très mal vécu de ne pas gagner ce match qui lui tendait les bras après une nuit de sommeil.

On mesure mal à quel point il n'est pas simple de rentrer sur le court alors que le cinquième set est déjà largement entamé. C'est évidemment compliqué pour les deux joueurs, notamment physiquement. On n'aborde pas un premier jeu à 0-0 dans le premier set ou à 4-2 au cinquième. "J'étais rincé en arrivant sur le court, plaisante le numéro cinq mondial. J'ai fait un bon échauffement, j'avais déjà les gouttes de sueur qui tombaient, j'étais même presque trop chaud. J'ai essayé de faire une préparation en fonction de ce qu'il y avait à faire, à savoir jouer seulement quelques jeux."

"Je me suis posé 100 000 questions"

Mais psychologiquement, la gestion de cet épilogue était plus compliquée pour Tsonga que pour Wawrinka. Fort de son break d'avance, il avait le poids de ce mini-match sur les épaules. "Quelque part, explique-t-il, c'était un peu un supplice. Je me suis posé 100 000 questions. J'avais vraiment envie de gagner ce match et j'ai gambergé. Sur le court, je n'arrêtais pas de sautiller, parce que j'avais les jambes qui tremblaient un peu." Même s'il assure avoir passé une "bonne nuit", sans difficulté particulière pour trouver le sommeil, le contexte n'était pas évident à gérer. "Depuis hier soir, admet le Manceau, ça trotte dans la tête. Qu'est-ce que je vais faire? Qu'est-ce que j'aurais dû faire? Est-ce qu'il faut que j'arrive relax ou au contraire avec une certaine excitation pour être performant d'entrée?"

C'est sans doute cette crispation qui explique qu'il ait vendangé ce premier jeu de service, en commettant trois fautes directes sur les trois premiers véritables échanges. "Le court était humide, mes frappes ne sortaient pas, je me suis dit que ça allait être la galère", ajoute-t-il. Heureusement pour lui, il a su remettre le coup de collier nécessaire pour breaker à son tour Wawrinka sur le dernier jeu. La fameuse "libération" qui revient presque à chacune de ses phrases. "C'était vraiment très intense émotionnellement surtout en arrêtant comme ça à la nuit, souligne-t-il. Je ne savais pas si j'allais gagner ou pas quand j'ai gagné le dernier point, je me suis senti libéré, c'est une super sensation et c'est beaucoup d'émotions."

A la veille du début du tournoi, nous avions demandé à Jo-Wilfried Tsonga quel était son meilleur souvenir à Roland-Garros. Il avait longuement réfléchi et, visiblement, la réponse n'avait rien d'une évidence. Tout simplement parce qu'il n'avait pas encore vécu de grand moment porte d'Auteuil. Il tient, au moins émotionnellement, le match référence qui lui manquait. "Je cherchais ça depuis un petit moment à Roland-Garros. Un gros match sur le central, en deuxième semaine, avec de l'enjeu. Je suis vraiment content. Pour un joueur qui n'est pas sensé être bon sur terre battue, c'est déjà une bonne étape". Maintenant, qu'il est libéré, il ne lui reste plus qu'à se faire plaisir contre Novak Djokovic...

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