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Tsonga - Federer, les retrouvailles

Tsonga - Federer, les retrouvailles
Par Eurosport

Le 05/09/2011 à 21:45Mis à jour Le 06/09/2011 à 10:02

Jo-Wilfried Tsonga s'est qualifié pour son premier quart de finale à Flushing Meadows. Le Français s'est sorti du piège Mardy Fish après 3h45 de jeu et cinq sets : 6-4, 6-7 (5), 3-6, 6-4, 6-2. Il retrouvera, pour la 3e fois de l'été, Federer qui a écrasé Monaco en 1h22 (6-1, 6-2, 6-0).

On s'attendait à un bras de fer entre deux des hommes forts de l'été américain. Ce fut un véritable marathon de plus de 3h40. Tsonga, mieux physiquement, a arraché sa qualification en cinq sets : 6-4, 6-7 (5), 3-6, 6-4, 6-2. Lors des quatre premiers sets, Fish et Tsonga ont eu un mal fou à se départager et à proposer un spectacle alléchant. La faute à un vent tenace que les deux hommes n'ont pas su dompter. Résultat, un festival de coups droits trop longs ou de revers dans le filet.

Les intentions étaient bonnes, la réalisation souvent médiocre. Tsonga a trouvé la clé en fin de quatrième manche. Lorsque le Manceau a enfin repris l'initiative du jeu et trouvé le court sur ses attaques foudroyantes, Fish n'a pu que constater les dégâts. Résultat, Tsonga s'offre son premier quart de finale à Flushing Meadows, son sixième en Grand Chelem où il affrontera Roger Federer.

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Quatrième set et tout bascule

Mais tout a basculé dans la quatrième manche à 4-4 quand Jo a retrouvé son punch. Du jeu vers l'avant, de l'intensité dans son jeu et un ascendant physique évident : la fin de rencontre a ressemblé à un cavalier seul. A l'image de ce passing de coup droit qui lui a offert le gain de la quatrième manche. Sonné, Fish ne s'en est jamais remis. Et le break d'entrée de cinquième set de Tsonga a scellé le sort d'une rencontre longtemps indécise. "J'ai fait du bon boulot, j'ai été solide. Mené 2 sets à 1, habituellement, j'aurais pété les plombs", a réagi le Français à la sortie du court. Cette fin de match est pleine de promesses pour le numéro 11 mondial, toujours aussi solide sur sa mise en jeu (12 aces, 57% de premières balles) qui semble avoir de grosses ressources physiques à New York et un mental d'acier. Des armes indispensables pour se glisser dans le dernier carré.

Federer impressionne

Pour cela, il faudra se défaire de Roger Federer impressionnant de maitrise et de justesse face à Juan Monaco. Le Suisse en a fait voir de toutes les couleurs à son adversaire du soir : un ace sur deuxième balle, quatre autres à la suite pour remporter un jeu blanc, près de la moitié des points glanés sur des coups gagnants (42 sur 85), des enchainements service-volées, des amortis. Pas de doute, le n°3 mondial est bien en grande forme. Le pauvre argentin, totalement impuissant face à un jeu aussi précis que varié, s'incline sans surprise en trois manches et 1 h 22 min de jeu (6-1, 6-2, 6-0). "J'ai vraiment très bien joué, reconnait Federer. J'ai très bien retourné, j'avais la main du fond du court et j'ai très bien servi. Dans ces trois secteur clés, j'étais nettement supérieur." Cette rencontre, qui devrait lui servir de référence, lui a aussi permis de garder toute sa fraicheur avant de retrouver le Français, son bourreau de l'été, qui est sorti victorieux de leurs deux dernières confrontations (en quart à Wimbledon et en 8e au Masters 1000 de Montreal)...

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