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Beaucoup de bruit pour...
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Publié 01/09/2003 à 12:30 GMT+2
En attendant la seconde semaine de l'US Open, où se profilent quelques matches dignes des plus grandes tragédies shakespeariennes, il faut se rendre à l'évidence, les six premiers jours du tournoi n'ont offert que quelques mélos et de bonnes comédies... A
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Crédit: Eurosport
MELODRAMES
Les larmes des retraités : Une belle cape rouge dessinée dans le dos, Pete Sampras est figuré en Superman des courts sur la petite stèle que les organisateurs ont offert au "géantissime" joueur américain.
A chaudes larmes, visiblement touché par autant d'attention, le quadruple vainqueur de l'US Open a ponctué cet hommage américain de ses marques d'humilité saluées par les interventions de John McEnroe, de Boris Becker et les commentaires enregistrés d'Andre Agassi. Le tout sous les yeux de sa femme et de son enfant. Tout finit bien qui est bien, ou l'inverse.
Les glandes lacrymales épuisées, il a été difficile de laisser un sanglot passer pour Michael Chang qui a eu droit à une belle "standing ovation" mais qui se souviendra des larmes de l'hommage rendu par les organisateurs de Roland-Garros au printemps.
Essoufflés, il ne restait finalement plus que quelques applaudissements pour saluer le départ de l'Américaine Jeff Tarango, troisième retraité de la semaine.
Les larmes de la défaite : Nous ne nous épancherons pas plus que nécessaire sur les déboires de Daniela Hantuchova, qui n'arrive pas à retrouver son meilleur niveau et qui l'exprime ouvertement.
Les larmes de douleur : Celles de l'Américain Bogomolov, foudroyé par un claquage à la cuisse en plein service, au cinquième set de son match contre Verkerk.
COMEDIES
A Flushing Broadway, tout commence par une comédie pastorale : dès son arrivée, les journalistes américains ont demandé des nouvelles de la vache de Roger Federer (offerte par les organisateurs du tournoi de Gstaad) : "Ma vache va bien. Elle est dans les Alpes. J'ai préféré la laisser là-bas plutôt que l'emmener avec moi. Mais je peux passer la voir quand je veux." a répondu le berger suisse assurant que "Juliette ne deviendra jamais un hamburger".
On danse aussi comme la Thaïlandaise Tamarine Tanasugarn, qui, persuadée d'avoir gagné la balle de match face à Daniela Hantuchova, a entamé une chorégraphie électrique à 6-2, 5-3... Avant de se raviser et de laisser éclater sa joie un peu plus tard à 6-4.
On fait surtout beaucoup de bruit : Au cours du match entre le Français Sébastien Grosjean et le Paraguayen Ramon Delgado, les hauts-parleurs proches du court n°10 se sont mis en marche intempestivement pour annoncer, en plein échange, une diminution du prix des cheeseburgers dans les restaurants.
Toujours sur le même court, Arnaud Clément, battu par Gregory Carraz, déclarait qu'il n'avait jamais connu cela. Un groupe de rock jouait à grand renfort de watts musicaux pendant son match juste à côté du court. L'anecdote ne dit pas si le groupe était amateur du tube éternel de Chris Rea : "Do you like tennis ?"
Mais quand on dit un mot de trop... On sort. C'est ce qui est arrivé au spectateur acharné qui insultait Kuerten pendant son match du 1er tour contre Turnusov. L'excité a été sorti par la sécurité.
LES CHIFFRES
4 - Seules quatre Américaines -Lindsay Davenport, Jennifer Capriati, Meghann Shaughnessy et Amy Frazier- étaient encore en lice au troisième tour. C'est le plus petit nombre d'Américaines à atteindre ce stade de la compétition depuis 1983.
60 aces - Le Néerlandais Martin Verkerk a réalisé le plus grand nombre d'aces en deux matches (60). Il est suivi par le Croate Ivo Karlovic (54) et le Français Grégory Carraz, qui pointe à la troisième place avec 47 aces.
60 tournois - Amanda Coetzer ne pense pas encore à la retraite. A près de 32 ans, la Sud-Africaine, qui dispute à Flushing Meadows le 55e tournoi du Grand Chelem de sa carrière (le 45e consécutif), ne compte pas en rester là. "J'ai encore envie de jouer les grands tournois. Atteindre le chiffre de 60 de tournois majeurs, ce serait bien", a estimé Coetzer, éliminée vendredi au 3e tour par la Russe Nadia Petrova.
17 - L'US Open est le tournoi du Grand Chelem qui réussit le mieux à Amélie Mauresmo. La Française, qualifiée pour les huitièmes de finale, y a en effet remporté 17 matches au total depuis le début de sa carrière, bien plus qu'à Wimbledon ou Paris, et un de plus qu'en Australie. Série en cours...
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