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Agassi à la limite
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Publié 03/09/2006 à 08:30 GMT+2
Andre Agassi est obligé de recourir à des injections de cortisone pour poursuivre l'aventure à son US Open. Une procédure médicale qui n'est pas sans risque. Finir en 2005 paraissait idéal, mais l'Américain a décidé de repousser ses propres limites et de
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Crédit: Eurosport
US OPEN - 3e tour
. Andre Agassi (USA) - Benjamin Becker (GER)
La dernière saison d'Andre Agassi est-elle la saison de trop ? Les conclusions que l'Américain tirera du dernier tournoi de sa carrière donneront une réponse. En attendant, ce père de famille de 36 ans a choisi de souffrir pour aller au bout de lui-même. "Je ne pouvais pas partir sans avoir la certitude d'avoir tout donné ", annonçait Agassi avant l'US Open. Après deux tours et une journée passée à l'hôpital, il est difficile d'imaginer qu'il puisse donner beaucoup plus.
"Revenir à ce niveau ici et maintenant, je ne pouvais pas rêver d'un meilleur "timing", avoue Agassi. Ses deux matches face à Andreï Pavel et Marcos Baghdatis sont déjà rentrés dans la légende, mais à quel prix ? Agassi et Darren Cahill sont entraîneur ont admis que l'Américain avait subi, pour la première fois, une injection de cortisone pendant un tournoi. La sixième en deux ans.
Six injections en deux ans
Selon Bernard Montalvan, interrogé par L'Equipe : "On admet généralement que si le problème n'est pas résolu après trois injections, il ne faut pas insister. Il ne faut pas oublier que la cortisone est une hormone, avec à la fin un effet catabolique destructeur." L'Américain a expliqué en conférence de presse, jeudi, qu'il ne voulait pas mettre sa santé en danger.
"Partir sur blessure quand on a le niveau, c'est très dur, observe par ailleurs la quinquagénaire Martina Navratilova. Mais multiplier les injections de cortisones peut détériorer les tendons et ligaments ."
Depuis deux ans, Andre Agassi lutte contre une lombalgie aïgue chronique. Après un excellent premier semestre 2005, il échoue face à Nieminen au 1er tour de Roland-Garros. Le coup d'arrêt est sévère. Soulagé par une injection de cortisone, il reprend à Los Angeles et termine l'année en beauté sur un splendide US Open et une finale face à Federer qui le bat pour la quatrième fois de l'année. L'heure de ranger les raquettes n'est pas encore venu.
"Je n'ai jamais pris de cortisone", dit Andy Roddick, "mais d'après ce que j'ai entendu, après une injection, on se sent capable de traverser des murs."
Andre veut prolonger en 2006 mais la douleur au dos ne s'atténue pas et il lui faut attendre Wimbledon et un match face à Nadal pour retrouver des sensations. Il fait jeu égal avec l'Espagnol pendant un set. La suite, c'est le calvaire des US Open Series. Andre a manqué ses adieux à Melbourne et Roland-Garros et ne peut pas se permettre de rater l'US Open. Battu par Andrea Stoppini, 219e mondial, à Washington, il pratique pourtant un tennis exceptionnel à New York, à l'image de sa carrière.
Le public de New York, qui a encore en tête les adieux formidables de Pete Sampras en 2002, a offert deux standings ovations quasi-permanentes à la dernière idole du circuit. James Blake lui a réservé un hommage vestimentaire vendredi, et son tournoi est déjà une réussite. Les attentes des spectateurs et téléspectateurs rejoignent l'obstination du joueur à sortir la tête haute. Celle d'un joueur nourri à la seule gloire sportive.
S'il s'en tient cette ultime injection de cortisone en début de semaine, l'Américain reçoit depuis vendredi des anti-inflammatoires classiques. "Nous avons envie qu'il donne tout ce qu'il lui reste", lance son ami d'adolescence Perry Rogers. C'est peut-être déjà fait : les matches contre Pavel et Baghdatis "ont pris tout ce que j'avais. Aujourd'hui, je ne sais plus trop à quoi m'attendre pour la suite..."
A SAVOIR : La cortisone est le plus puissant anti-inflammatoire stéroïdien qui doit faire l'objet d'une autorisation à usage thérapeutique par les trois médecins de la commission de chaque Grand Chelem..
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