Tennis - US Open
03/09/2009 - 07:30Santoro:"De la nostalgie"

Fabrice Santoro, éliminé au premier tour de l'US Open mercredi à New York par l'Espagnol Juan Carlos Ferrero (N.24), concède "un peu de tristesse" à l'idée d'avoir disputé le 69e et dernier tournoi du Grand Chelem de sa carrière.
US OPEN - TABLEAU MESSIEURS
1er tour : Juan Carlos Ferrero (ESP, 24) bat Fabrice Santoro (FRA) 6-4, 6-3, 6-3
Cela fait quoi d'avoir joué ce dernier match en Grand Chelem?
FABRICE SANTORO : "Il y a des images, de la nostalgie, de la mélancolie, un peu de tristesse et des regrets aussi car je ne suis pas très content de mon match, même si la défaite est atténuée par le fait que ce soit le dernier. Quand j'ai joué mon premier Grand Chelem à Roland-Garros en 1989, si on m'avait dit que je serais devant vous en 2009 à New York, j'aurais crû à une blague, donc, j'ai eu beaucoup de chance de faire ce métier pendant aussi longtemps. 69 Grands Chelems, ça veut dire que j'ai été régulier, que mon corps a tenu le choc, que j'ai su garder l'envie et la passion pendant 21 ans donc ce ne sont que des signes positifs. Moi j'aime toujours jouer au tennis, c'est la vie du joueur sur le circuit qui est lourde et qui me pèse plus que par le passé, les valises, les hôtels... Si j'avais pu faire mon métier à quelques kilomètres de chez moi, je l'aurais fait encore deux/trois ans."
Quel restera votre meilleur souvenir à l'US Open ?
F.S. : "C'est une défaite en fait. Celle contre Roger Federer en 2005. On commence à 21h00, on termine à minuit, il y a 23.000 personnes, une ambiance de folie. Un match où Federer sort d'une période où il est intouchable, il met des raclées à tout le monde, et moi je joue un tennis que j'ai rarement joué dans ma carrière, je ne ratais rien, je joue en surrégime pendant trois heures. Mais cela ne suffit pas, je perds 7-5, 7-5, 7-6."
Votre Grand Chelem préféré ?
F.S. : "Les quatre sont différents, cela ne sert à rien de les comparer.
"Roland-Garros, je suis Français, c'est magique. Dans les bons comme dans les mauvais moments, j'aurais toujours du monde derrière moi. L'Australie, c'est le pays où j'ai le plus gagné dans ma carrière: la Coupe Davis en 2001, l'Open d'Australie en 2003 et 2004 en double et un quart de finale en 2006 en simple."
"Melbourne, c'est une ville que j'adore, où j'aurais pu vivre. Et puis le tournoi est très bien organisé. L'US Open, on ne peut pas faire plus Américain. C'est vraiment les Etats-Unis, Manhattan est un endroit que j'apprécie beaucoup. Ici, c'est agréable mais à la sauce américain, avec du bruit, de la musique, des odeurs... Plein de choses que l'on ne retrouve pas à Wimbledon, où on est dans le temple du tennis, sans bruit et avec un respect du jeu, des coutumes et des traditions."















Vous êtes authentifié comme journaliste :
Commentaires
Actualiser
1 Au 10 sur 10