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Destination Lyon
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Publié 28/08/2010 à 15:13 GMT+2
Si aucune blessure ne vient une nouvelle fois modifier la donne, Guy Forget devra choisir entre six joueurs (plus Tsonga) pour le France-Argentine de septembre en Coupe Davis. Après chaque tour pendant l'US Open, nous vous proposertons de suivre l'actualité des Bleus et des Argentins.
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DESTINATION LYON : Avant l'US Open, et après chaque tour pendant le tournoi, retrouvez l'essentiel des informations concernant les joueurs Français et Argentins susceptibles de participer à la demi-finale de Coupe Davis France-Argentine, à Lyon du 17 au 19 septembre.
. LES TITULAIRES 2010
Gaël MONFILS, malgré tout. C’est lui qui a débuté les matches de l’équipe de France cette saison en Coupe Davis (face à l’Allemagne et l’Espagne). A l’US Open, il sera le seul Tricolore tête de série. Avec le numéro 17 au-dessus de la tête, il affrontera un joueur issu du tableau des qualifications pour se mettre en jambes avant un programme plus copieux : un éventuel duel intéressant face à l’Argentin Horacio Zeballos pour le 2e tour, et surtout Andy Roddick au 3e tour.
Le Parisien, 19e mondial, tient là l’occasion de rattraper un été difficile après une défaite en quarts de finale de Toronto face à Andy Murray et une autre moins glorieuse au 1er tour de Cincinnati face au Colombien Alejandro Falla (3-6, 4-6). Une contre-performance qui a laissé des traces : "Je n’étais pas moi. Dans l'attitude, j'ai été mauvais du début à la fin. Je sais au moins ce que je ne dois jamais refaire. Peut-être que j'étais un peu friable avant le match. Peut-être que j'étais sur mes limites mentales."
Michael LLODRA, un statut à confirmer. En l’absence de Tsonga, Guy Forget compte sur lui pour s’affirmer un peu plus en simple. Le Parisien, 35e mondial, aura un défi de taille pour lancer dans ce tournoi où il fut une seule fois huitième-finaliste en huit ans : Tomas Berdych, 7e mondial et récent finaliste à Wimbledon. Une affiche qui retiendra d’autant plus l’attention que ce sera leur 3e rencontre en Grand Chelem après une victoire du Tchèque à Wimbledon en 2007 et une réponse française à Roland-Garros l’année suivante. La dernière performance en date sur dur de Llodra reste son match de Coupe Davis face à Fernado Verdasco. Ensuite, l’été fut long : deux défaites d’entrée de tournoi (à Washington face à l’Américain Ryan Sweeting et à Cincinnati face à Julien Benneteau) et un 3e tour face à Roger Federer (6-7, 3-6). Sa seule bouffée d’oxygène est une finale en double à Toronto jouée avec Benneteau, mais sans succès face aux frères Bryan.
Julien BENNETEAU et le Tchèque en blanc. Julien Benneteau est-il assuré d'avoir sa place contre l'Argentine en demi-finale ? Il semble que oui. Le natif de Bourg en Bresse n'a pas encore obtenu de chèque en blanc de la part de Guy Forget car la concurrence est rude, mais il possède la confiance du coach et de ses partenaires. Michaël Llodra affirmait récemment dans Tennis Magazine : "Il est top car il se met toujours au service de l'équipe. A l'image d'un Arnaud Clément. D'ailleurs, il a un peu le même style de jeu et notre double fonctionne sur les mêmes schémas."
Quand on sait le rôle que Clément a joué dans les équipes de Forget, c'est un hommage et presque une garantie. Après un été très sérieux (victoire sur Wawrinka et... Llodra à Cincinnati) Julien devra pourtant aborder l'US Open avec précaution. Llodra joue Berdych, et lui joue l'autre Tchèque, Radek Stepanek, toujours à l'aise sur surfaces rapides. D'ailleurs lors des deux matches (sur trois) joués sur dur, Benneteau a perdu face au nouveau marié. La mariée (Nicole Vaidisova) était en blanc, et le jeu bigarré du Tchèque a tout pour en faire voir de toutes les couleurs au Français.
Gilles SIMON, c'est bon ? Gilles Simon va mieux. Il perd toujours, il dégringole toujours au classement, mais il tient enfin la cadence face aux meilleurs. Reste à retrouver la spontanéité et le punch qui était le sien en 2008 et 2009. Depuis juillet 2007, le Français, qui a souffert d'une tendinite au genou récurrente, a chuté quasi non-stop au classement. Aujourd'hui 40e, il peut jouer sans appréhension, et peut même battre Andy Roddick (à Washington, quand l'Américain souffrait d'une forme minime de mononucléose). A Toronto et et Cincinnati, il a perdu mais tête haute, notamment face à Mardy Fish, le futur finaliste. Remplaçant de fortune contre l'Espagne en Coupe Davis, Simon doit prendre sa chance à l'US Open. Il est à deux tours d'un potentiel duel contre un Nadal moyen. Donald Young, ex-espoir américain, est son adversaire au premier tour.
. LES REMPLAÇANTS 2010
Richard GASQUET attend son heure. « En ce moment, je n'ai mal nulle part, le bras va bien, je n'ai pas mal au dos, je n'ai pas besoin d'anti-inflammatoires, alors on va brûler un cierge pour que ça continue. » Le Biterrois n’était pas euphorique en atteignant le 3e tour de Cincinnati pour la première fois de sa carrière, mais presque. Après bien des déboires, Gasquet se remet à croire en lui, pour mieux que l’on croit en lui. Avant de se tenir prêt pour jouer face à l’Argentine mi-septembre, Richard a besoin de victoires importantes, références, pour ne pas dire libératrices. Il a raté une finale à Gstaad sur terre battue cet été (face à Nicolas Almagro en raison de blessure au dos et l’épaule droite. S’en sont suivies deux défaites au 1er tour à Washington (face à Kristof Vliegen) et Toronto (face à Sergiy Stakhovsky) puis ce fameux 3e tour dans l’Ohio, finalement perdu face à Mardy Fish, l’Américain en forme du moment.
A New York, il a l’occasion de remporter son premier match depuis 2007 en affrontant l’Allemand Simon Greul au 1er tour. Son match important devrait donc être face au Russe Nikolay Davydenko, N.6 mondial, qui l’attend au 2e tour. Il s’ouvre ensuite un chemin vers des huitièmes de finale qu’il disputerait pour la 3e fois de sa carrière vraisemblablement face Andy Roddick ou Gaël Monfils.
Et si Jérémy CHARDY doublait tout le monde ? Jérémy Chardy peut-il griller la politesse aux titulaires de l'équipe de France de Coupe Davis ? Difficile mais pas complètement impossible. Le Palois, qui a connu une douloureuse phase de transition pendant presque un an, après avoir été une des progressions les plus étonnantes du circuit en 2008/2009, revient en forme au bon moment. Sur les deux grands tournois de l'été, c'est lui qui a réussi la plus belle perf' : un quart de finale à Toronto avec trois victoires de suite sur Baghdatis, Verdasco et Davydenko s'il vous plaît. De quoi vous caler un joueur avant l'US Open sachant que derrière, il a tenu tête à Andy Murray pendant trois sets à Cincinnati.
Plus relâché, Jérémy peut faire fonctionner à plein régime son service et son coup droit puissants sur le ciment américain. Il devra se montrer encore plus agressif et constant pour passer le premier tour à Flushing : il joue un joueur qui possède les mêmes armes que lui, qui est meilleur côté revers, et qui possède un tempérament tout à fait opposé : romantique et impulsif. A lui de jouer sereinement...
. LES AUTRES DEFIS A SUIVRE
Sauf blessure, les six joueurs cités plus haut devraient se disputer les cinq places pour France-Argentine. Sauf blessure, cela veut dire qu'il faut considérer attentivement les performances des autres Français à New York. Si Tsonga espère encore jouer un rôle pour cette rencontre (Voir : Tsonga se laisse une chance infime), on sait que la santé fragile des Français peut pénaliser le capitaine dans ses choix. Suivons donc Paul-Henri Mathieu, au bord de la rupture toute la saison et qui défie Lleyton Hewitt, Arnaud Clément, "guerrier" de Forget mais usé et promis au supplice face à Marcos Baghdatis, Florent Serra, toujours volontaire et souvent bloqué face aux meilleurs, suivons pourquoi pas Stéphane Robert qui peut rêver devant Roddick, Guillaume Rufin, Marc Gicquel et d'autres éventuels qualifiés. Ils sont d'improbables recours en cas d'hécatombe dans les 15 prochains jours.
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