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Horizon Federer-Murray ?
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Publié 30/08/2010 à 10:45 GMT+2
Ceux qui rêvent d'une première finale entre Roger Federer et Rafael Nadal à l'US Open sont en suspens. Après un été marqué par les performances d'Andy Murray, voire de David Nalbandian, deux joueurs qui sont dans la partie de tableau de Nadal, ce sont plutôt Federer et Murray les références.
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Crédit: Eurosport
"J'aimerais bien le jouer à New York", de qui parle donc Roger Federer, quintuple vainqueur de l'US Open ? De Rafael Nadal. En plus de vingt confrontations (21) dont 7 finales en Grand Chelem, le Suisse et le Majorquin n'ont jamais offert le spectacle d'une finale à New York. Cela manque en effet au programme de leur duel historique. Si le premier n'a pas manqué une finale depuis 2004 inclus, le second n'a jamais réussi à s'y hisser. Cette année, il a pourtant organisé son calendrier en fonction de l'US Open. Cela suffira-t-il ?
"Malheureusement, on ne s'est jamais joué à l'US Open, où les conditions peut-être me conviennent mieux, expliquait Federer qui a perdu 5 majeurs face au Majorquin. Mais honnêtement, si on ne se rencontre pas, je n'en ferai pas une maladie. Il y a un tel battage sur notre rivalité que c'est un peu épuisant par moments. Mais comme ce n'est pas possible avant la finale, difficile de se projeter aussi loin". Surtout quand on connaît la qualité des concurrents du moment, dont un certain Andy Murray.
Nadal, le "cul entre deux chaises"
Mats Wilander, qui s'exprime aujourd'hui dans les colonnes de L'Equipe, voit Nadal gros comme un "sky-scraper", en justifiant son choix par le format Grand Chelem : "Si les matches à l'US Open se disputaient en trois sets, je miserais bien sur les chances de n'importe lequel de ses adversaires. En cinq sets, je mise sur Nadal et personne d'autre." Thierry Champion, un peu plus haut dans le même journal, relativise un peu en détaillant les difficultés techniques que Rafa doit gérer : "Il a un peu le cul entre deux chaises. Attendre ou attaquer ? Il reste fort mais on sent de la fébrilité". Pour asseoir sa domination sur le circuit, le N.1 mondial va devoir bouger...
Pour que Roger Federer puisse distiller avec autant de tact et d'humour pince sans-rire ses petites remarques sur les jeunes ou moins jeunes outsiders qui vont se présenter, il faudra que le Suisse reste aussi vigilant. Battu une seule fois, et de justesse en six ans, il reste la référence absolue du tournoi. Trois joueurs dans sa partie de tableau possèdent le tennis pour le freiner ou le stopper brutalement : Robin Söderling, Novak Djokovic et Mardy Fish. Après sa victoire sans forcer ni beaucoup jouer à Cincinnati, il a des raisons d'être optimiste même s'il a dû "revoir un peu son jeu et se montrer plus offensif".
Celui dont Federer ne parle pas beaucoup, c'est Andy Murray. Lui aussi a décidé d'être plus agressif sur le court, et cela s'est vu. A Toronto, il a produit le meilleur jeu de sa carrière. Sur dur, sur un tournoi qu'il adore et où il avait échoué dans des circonstances particulières (pluie, demi-finale sur deux jours) en 2008, Andy Murray a tout d'un vainqueur potentiel. Battu en trois sets par Federer en finale à Flushing il y a deux ans, battu en trois sets encore cette année en finale à Melbourne, l'Ecossais veut monter en puissance et affirmer une fois pour toutes ses ambitions. Ne rêvez pas trop à un 22e Federer-Nadal, c'est Federer-Murray qui est l'horizon théorique de cet US Open. Aux joueurs de bouleverser les théories de l'été...
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