Tennis - US Open
05/09/2010 - 16:57 - Mis à jour le 06/09/2010 - 07:50Nalbandian coulé

Présenté comme un des candidats au titre depuis sa victoire à Washington, David Nalbandian a coulé dès le stade du 3e tour de l'US Open. L'Argentin a subi, en quatre sets, la loi de l'Espagnol Fernando plus puissant et plus présent physiquement (6-2, 3-6, 6-3, 6-2).
US OPEN - 3e TOUR MESSIEURS
Fernando Verdasco (ESP/N.8) bat David Nalbandian (ARG/N.31) 6-2, 3-6, 6-3, 6-2. Prochaine adversaire : Ferrer
David Ferrer (ESP/N.10) bat Daniel Gimeno (ESP) 7-6 (7/2), 6-2, 6-2
Il n'avait fallu que quelques semaines à Nalbandian pour retrouver le devant de la scène. Eloigné des courts pendant de nombreux mois en raison notamment d'une opération de la hanche, l'Argentin avait signé un retour tonitruant en qualifiant à lui seul son pays pour les demi-finales de la Coupe Davis et en s'imposant à Washington. Débarqué à New York dans la peau d'un candidat au titre, l'homme de Cordoba est lourdement tombé de son piédestal face à Fernando Verdasco.
Avec seulement quatre succès au compteur depuis Roland-Garros, l'Espagnol était retombé dans un certain anonymat après une saison sur terre battue impressionnante. Arrivé dans la Big Apple sur la pointe des pieds, le Madrilène, déjà très impressionnant au tour précédent face au Français Mannarino, se rappelle au bon souvenir de tous ses détracteurs et semble monter en puissance au fil des tours.
Un patron nommé Verdasco
Considéré comme l'un des meilleurs contreurs du circuit, Nalbandian impose une pression constante sur ses adversaires. Une capacité à prendre le balle extrêmement tôt souvent synonyme de victoire, mais qui s'est avérée insuffisante face à un Verdasco en feu, qui a su imposer sa loi en fond de court. Certainement marqué par les efforts consentis depuis quelques semaines, l'Argentin n'a jamais semblé en mesure de mettre la main sur le match et de contrôler les accélérations espagnoles. Mis sur le reculoir dès les premiers coups de raquette, Nalbandian souvent en retard dans ses déplacements et lourd au niveau des jambes, n'a été que l'ombre de la machine qu'il est capable d'être, commettant une avalanche de fautes directes (63 pour seulement 24 coups gagnants).
Verdasco n'avait qu'à tendre les bras. Campé sur sa ligne de fond, la tête de série 8 a imposé une cadence infernale, que l'Argentin n'a jamais semblé capable de suivre. Toujours aussi impressionnant coté coup droit, le joueur ibérique a saoulé de coups le Sud-Américain qui, au fil des sets, a donné le sentiment d'accepter la domination espagnole... 13 aces, 35 coups gagnants, 50% des points remportés sur l'engagement adverse pour un total de 19 balles de break... le patron n'était bel et bien pas celui qu'on imaginait. Avec un tel succès, Verdasco ne pourra désormais plus avancer masqué.















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