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Nadal : "J'ai joué le match que je voulais jouer"

"J'ai joué le match que je voulais jouer"
Par Eurosport

Le 11/09/2017 à 07:23Mis à jour Le 11/09/2017 à 15:03

US OPEN 2017 – Rafael Nadal n'a fait qu'une bouchée de Kevin Anderson (6-3, 6-3, 6-4) dimanche en finale à Flushing. Impérial, le Majorquin a emmené son adversaire là où il le souhaitait. Ce fut la clé de la rencontre.

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Quelle saison pour vous, deux titres du Grand Chelem, numéro un mondial. Comment vivez-vous ça ?

R.N. : Ca compte beaucoup pour moi. Pouvoir soulever à nouveau ce trophée ici à New York, c'est incroyable. Il n'y a pas meilleure façon possible de finir cette saison en Grand Chelem. A tous points de vue, c'est une année très forte au niveau émotionnel. Je suis heureux de la façon dont j'ai joué, de la manière dont j'ai géré la pression et de mon tournoi dans son ensemble. J'avais un très bon état d'esprit.

Vous avez semblé extrêmement calme au cours de cette finale…

R.N. : Je n'étais pas calme, non. J'étais nerveux, mais tout ce qui n'est pas positif dans le langage corporel est stupide parce que ça joue contre vous. Et ça c'est quelque chose qui ne dépend que de moi, pas de mon adversaire. Ce n'était pas le jour pour avoir un langage corporel négatif. Mais quand vous jouer une finale de Grand Chelem, croyez-moi, vous êtes nerveux. C'est pour ça que j'ai raté quelques balles de breaks et quelques retours faciles en début de match.

Le premier set a été le plus important, comme prévu, non ?

R.N. : Oui, très important. Il y a eu beaucoup de jeux très longs, très accrochés, j'ai eu des opportunités. Il tenait bon et finalement, il a raté ce coup droit à 3-3. Cela a changé le reste du set et du match. Parce que si vous vous retrouvez à 5-5 ou au tie-break au premier set avec un serveur comme Kevin, vous pouvez avoir de gros problèmes. Alors, réussir ce break et gagner ce premier set était très important pour moi.

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Vous n'avez pas concédé une seule balle de break du match. Une surprise pour vous ?

R.N. : Je ne sais pas. J'ai vraiment très bien servi je trouve, en tout cas jusqu'aux deux derniers jeux, où j'ai commencé à être un peu plus nerveux. Globalement, je trouve que j'ai joué le bon match, le match que je voulais, j'ai réussi à le faire courir, lui faire jouer de longs échanges, je savais que ce serait une des clés.

Vous n'aviez pas gagné de tournoi sur dur depuis janvier 2014. A quel point est-ce important pour vous de gagner à nouveau sur cette surface, et plus encore en Grand Chelem ?

R.N. : Pour moi, c'est surtout important de gagner l'US Open (sourire). C'est tout. C'est vrai que je ne gagnais plus de tournois sur dur. Mais en même temps, je ne jouais pas si mal. Notamment cette année. Je n'avais pas de titre mais j'avais fait finale en Australie, à Acapulco, à Miami. J'étais prêt à gagner à nouveau des titres. Mais vous avez raison, je ne concluais pas. C'est pour ça que je suis heureux de le faire ici. C'est le meilleur endroit pour ça. Je ressens tellement d'énergie dans cette ville, sur ces courts.

Plus globalement, après ces trois années sans Grand Chelem entre Roland-Garros 2014 et 2017, avez-vous redouté de ne jamais revenir au sommet ?

R.N. : J'ai eu des blessures, c'était ça mon problème. L'an dernier, j'étais prêt à gagner Roland-Garros. J'ai dû me retirer sur blessure, mais j'étais prêt. Je ne dis pas que j'aurais gagné le tournoi, parce que c'est impossible de le savoir, mais j'avais le niveau pour. Mais quand vous êtes blessé, c'est le désastre, il n'y a rien à faire.

Est-ce une de vos plus belles saisons?

R.N. : J'ai gagné deux titres du Grand Chelem, j'ai fait trois finales et le seul tournoi où je ne suis pas allé en finale, j'ai perdu 15-13 au 5e set pour aller en quarts. Quand on sait à quel point ces tournois sont difficiles. Puis sur terre battue, j'ai pratiquement gagné tous mes matches. Alors, oui, en termes de résultats, c'est une de mes meilleures saisons. Et au niveau émotions, aussi.

Rafael Nadal

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