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Gasquet : "Un peu seul"
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Publié 02/07/2008 à 10:00 GMT+2
Défait en cinq sets face à Andy Murray en quart de finale, Richard Gasquet ne se cherche pas d'excuse. Même si le Français, demi-finaliste à Wimbledon l'an passé, reconnaît que le public a été un appui déterminant pour le Britannique.
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WIMBLEDON - Huitièmes de finale messieurs
Andy Murray (GB/N.12) bat Richard Gasquet (FRA/N.8) 5-7, 3-6, 7-6, 6-2, 6-4. Prochain adversaire : Nadal.
Il faisait de plus en plus sombre sur le court, le public était entièrement derrière Murray... Quels sont vos sentiments après cette défaite amère ?
RICHARD GASQUET: C'est la déception. C'était bizarre comme match. Je gagnais deux sets à rien et 5-4... donc la victoire était vraiment proche. Mais il s'est bien et beaucoup battu. Ce jeu à 5-4 au troisième, je peux faire un peu mieux. Il me met quelques bons retours. J'ai eu l'impression de jouer un match de Coupe Davis. Il s'est bien battu avec l'appui du public. Après la spirale était de son côté. Ils l'ont bien porté. C'était pas facile. Si ça n'avait pas été à Wimbledon, ça aurait peut-être été différent. C'est le tennis, j'ai donné 100%.
Mais l'obscurité ne vous a pas gêné ?
R.G. : Si bien sûr... Cela m'est déjà arrivé, notamment lorsque j'avais 8 ans. Je jouais dans le sud de la France, dans l'obscurité, pour finir des matches en club. Mais à Wimbledon, c'est différent, étrange. Mais cela l'a été pour nous deux. Andy a joué dans les mêmes conditions, donc je n'ai pas d'excuse.
Avez-vous pensé à demander une interruption du match ?
R.G. : Oui, mais je comprends que les organisateurs souhaitaient terminer cette rencontre. C'est mieux pour le tournoi. Mais il n'y a pas d'excuse. Il a gagné le match, il a bien joué. Je suis persuadé que le fait de jouer à Wimbledon ait décluplé ses forces. C'était sans doute la clé pour lui. Le public était avec lui. C'était difficile pour moi, notamment dès que j'ai perdu le troisième set. Les deux suivants, il a bien mieux servi et retourné que moi. J'aurais dû gagner le match 6-4 dans le troisième. J'ai raté cette occasion en or. Je l'ai payé cash.
Vous vous sentiez un peu seul sur le court ?
R.G. : Oui, c'était difficile pour moi dans les deux derniers sets. Avec le public derrière lui, la pression est venue sur mes épaules alors que j'étais à un très haut niveau pendant presque trois sets. C'est ça le plus rageant. Avec la nuit qui arrivait, je ne voyais pas comment m'en sortir. Le fait qu'il soit en Angleterre lui a bien facilité la tâche. C'était comme un match de Coupe Davis. Je suis sûr que si j'avais mené deux sets à rien et 5-4 dans le troisième dans un autre tournoi du Grand Chelem, j'aurais gagné ce match. J'espère que je pourrais le jouer à Roland-Garros un jour. Je me sentirais moins seul je pense.
Jusqu'où pensez-vous que Murray puisse aller dans ce tournoi ?
R.G. : Je ne sais vraiment pas. Il joue contre Rafael Nadal au prochain tour. L'Espagnol sera favori, pour sûr. Ce sera très dur lui, même si c'est sa surface. On a l'impression de jouer contre un Fabrice (Santoro) des temps modernes. Il sent très bien le jeu. Il fait beaucoup d'amorties. Face à Nadal, il faut jouer beaucoup plus près du filet, être plus agressif, plus puissant. Il va falloir qu'il joue le match de sa vie pour battre le N.2 mondial, même avec le public derrière lui.
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