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Nadal avec mention
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Publié 30/06/2010 à 15:50 GMT+2
Pour la quatrième fois consécutive, Rafael Nadal se hisse en demi-finale à Wimbledon. Bousculé en début de match, le numéro un mondial a finalement écoeuré le Suédois Robin Soderling en en quatre sets (3-6 6-3 7-6 6-1). Dans le dernier carré, Tsonga ou Murray se dressera sur sa route.
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WIMBLEDON 2010 - Quart de finale messieurs
Rafael Nadal (ESP/N.2) bat Robin Söderling (SUE/N.6) 3-6, 6-3, 7-6 (7/4), 6-1. Prochain adversaire : Murray
Andy Murray (GRB/N.4) bat Jo-Wilfried Tsonga (FRA/N.10) 6-7 (5/7), 7-6 (7/5), 6-2, 6-2
Les tourments des premiers tours semblent bel et bien oubliés. Bousculé par des joueurs classés au-delà la quarantième place mondiale et gêné par le réveil de sa blessure au genou droit, Rafael Nadal n'avait été que l'ombre de lui-même en première semaine, donnant le sentiment à l'image de Roger Federer, ne pas être en mesure de viser la victoire au All England Club. Il a suffi pourtant d'un dimanche de repos parfaitement négocié pour que le numéro un mondial retrouve son costume de patron des courts. Déjà très impressionnant au tour précédent face à Paul-Henri Mathieu, l'Espagnol a poursuivi sur le même rythme pour donner une véritable leçon au redoutable et redouté Robin Söderling, auteur d'un début de tournoi tonitruant.
Et pourtant, le premier set a tourné à la démonstration en faveur du Suédois. Conscient de ne pas devoir se lancer dans de longs rallyes en fond de court, le récent finaliste à la Porte d'Auteuil s'est signé dès les premiers coups de raquette une opération destruction assez impressionnante. Une pluie d'aces, de retours et de coups droits gagnants s'est donc abattue sur le numéro un mondial, sans qu'il ne puisse un instant sortir la tête de l'eau. "Au début, il a très bien joué, très long, avec beaucoup de coups gagnants", n'a pu que reconnaitre le taureau de Manacor.
Soderling écoeuré
La leçon ne s'est cependant pas éternisée... Ou plutôt, le maitre est devenu l'élève et inversement. Après avoir effacé une balle de break dès son premier jeu de service dans le deuxième set, Nadal a, par la suite, retrouvé ses esprits pour littéralement écœurer son adversaire. Alors que Söderling ne pouvait légitimement pas tenir une telle cadence, le Majorquin a fait étalage, au cours des trois dernières manches, de ses incomparables qualités défensives pour inverser totalement le cours du match.
Incapable de trouver la moindre faille dans la cuirasse espagnole, le Suédois n'a jamais réussi à trouver le juste milieu entre prise d'initiative et attentisme. A vouloir prendre trop de risque sur chacune de ses frappes de balle, le géant scandinave s'est rendu coupable d'une avalanche de fautes directes (35 contre 12). Nadal n'en demandait pas tant. Très solide en fond de court, impressionnant de longueur et de puissance en coup droit, le numéro un mondial a survolé les débats en fin de match, faisant la preuve s'il était encore besoin qu'il demeure le candidat le plus sérieux à la succession de Federer.
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