Ça, c'est Tsonga !

Ça, c'est Tsonga !
Par Eurosport

Mis à jourLe 28/06/2011 à 23:55

Publiéle 28/06/2011 à 23:51

Mis à jourLe 28/06/2011 à 23:55

Publiéle 28/06/2011 à 23:51

Article de Eurosport

Impressionnant depuis le début de la quinzaine, Jo-Wilfried Tsonga donne le sentiment d'avoir retrouvé le niveau de jeu qui lui avait permis de se hisser en finale de l'Open d'Australie en 2008. Un retour au premier plan autant dû à la surface qu'à un état d'esprit retrouvé, juge Patrick Muratoglou.

Depuis son formidable parcours à l'Open d'Australie en 2008, Jo-Wilfried Tsonga s'est logiquement et durablement installé dans le Top 20 mondial en se hissant de façon régulière en deuxième semaine en tournoi du Grand Chelem. Le Manceau n'a cependant jamais réussi jusqu'à cette édition 2011 de Wimbledon à nous offrir le même niveau de jeu que celui qu'il nous avait présenté à Melbourne, notamment en demi-finale face à Rafael Nadal.

La succession de blessures dont il a été victime au cours des dernières années en est sans le moindre doute une des principales raisons, mais ne peut être la seule explication. Fort de son service qui fait des ravages depuis plusieurs tours (91% de points remportés derrière sa première balle en 16e et en 8e, 41 aces) et d'un coup droit dévastateur, l'actuel numéro quatre tricolore a trouvé avec le gazon du All England Club le terrain de jeu idéal pour s'exprimer à plein régime. Le revenant chilien Fernando Gonzalez, ancien membre du Top 5, et l'Espagnol David Ferrer, 6e joueur mondial, en ont fait les frais, ne réussissant jamais à contrôler la puissance de feu made in Le Mans.

Un instinct retrouvé

"Il est dans une filière qui lui convient bien. Il y a plus d'opportunités d'aller de l'avant. Le gazon lui convient parfaitement. La qualité de son service, de son coup droit, le fait qu'il vienne régulièrement au filet lui permet de s'exprimer à plein", confirme ainsi le technicien Patrick Mouratoglou, précisant que la courte durée des échanges sur herbe est un atout indéniable et supplémentaire pour un joueur qui a parfois du mal à tenir la longueur, comme en seizièmes de finale à Roland-Garros face au Suisse Wawrinka (défaite en cinq manches après avoir mené deux sets à rien). "Jo est un sprinter, un joueur explosif... Sa qualité de jeu est très bonne pendant les deux premières heures mais ensuite, elle diminue par palier", analyse le mentor de Jérémy Chardy. "Sur gazon, il n'atteint jamais son premier palier et reste à son meilleur niveau. Dès que le physique baisse un peu, son tennis s'en ressent énormément. La fraicheur lui permet de garder sa qualité de jeu".

"C'est génial d'arriver aussi frais en deuxième semaine. Tous les voyants sont au vert, c'est magnifique", confirme JWT, conscient que ne pas avoir puisé dans ses réserves pourrait s'avérer déterminant au moment de s'attaquer au maître Federer en quart de finale. Plus que la surface, Mouratoglou estime que le Manceau doit son retour au tout premier plan à un changement d'état d'esprit depuis quelques semaines. "J'avais déjà trouvé Tsonga très bon à Roland-Garros malgré son élimination précoce. Il a retrouvé son style d'attaquant, d'agresseur permanent qui lui avait permis de se hisser en finale à l'Open d'Australie en 2008. Je le trouve dans une dynamique très positive", insiste-t-il, persuadé que cet instinct retrouvé pourra lui permettre de briller aussi bien à l'US Open et l'Open d'Australie qu'à Wimbledon. "En se retrouvant seul, il a été à la recherche de ce qu'il fait naturellement. Il a retrouvé cet esprit offensif qui lui faisait défaut..." Un esprit synonyme d'un nouvel exploit digne du 23 janvier 2008 ?

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