Tsonga peut voir loin

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Jo-Wilfried Tsonga a vu un sérieux client quitter prématurément son quart de tableau à Wimbledon : Alexandr Dolgopolov, battu par un joueur sur le retour, Fernando Gonzalez. Le Chilien a dominé en quatre sets l'Ukrainien qui avait battu le Français lors de leurs deux rencontres cette saison.

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Y aura-t-il autant de Français en seconde semaine de Wimbledon qu'à Roland-Garros ? Il y a trois semaines à Paris, pas moins de quatre Tricolores étaient présents en huitièmes de finale : Gilles Simon, Gaël Monfils, Richard Gasquet et Marion Bartoli. Mais pas de Jo-Wilfried Tsonga, tombé sous les balles de Stanislas Wawrinka au 3e tour. A Londres, le 19e mondial est devenu, un peu plus, un prétendant à la seconde semaine depuis sa finale récemment jouée au Queen's, mais aussi depuis la disparition prématurée d'Alexandr Dolgopolov au 1er tour. Cet Ukrainien, 24e mondial, est la bête noire du Français cette saison avec deux victoires en deux matches : une en cinq manches à l'Open d'Australie et une autre en trois sets au Masters 1000 de Miami, à chaque fois au 3e tour.
Présent dans le quart de tableau du Manceau à Wimbledon, Dolgopolov était attendu comme le loup blanc à ce même stade de compétition. Mais c'était sans compter sur le retour de Fernando Gonzalez. Cet ex-membre du Top 5, aujourd'hui 478e mondial à bientôt 31 ans, a signé sa première victoire importante depuis la reprise de sa raquette au 1er tour de Wimbledon, après une absence de huit mois en raison d'une opération à la hanche (6-3, 6-7, 7-6, 6-4). Ce succès inattendu du Chilien évite a fortiori une nouvelle explication entre Tsonga et Dolgopolov à Londres, un an après leur première entrevue au 2e tour de Wimbledon. Ce match était devenu une rencontre à rallonge, digne de statistiques "mahut-isnériennes" : le Français s'était imposé en cinq manches, 10 jeux à 8 dans le dernier set, après 3h55 de jeu, 33 aces et 204 points inscrits par JWT. Une véritable victoire au couteau qui lui avait permis d'aller jusqu'en quarts de finale cette année-là, après avoir confirmé par la suite face à Tobias Kamke au 3e tour et Julien Benneteau en huitièmes de finale.
Gonzalez à la place de Dolgopolov ?
Tsonga ne sera donc pas fâché de ne pas croiser Dolgopolov sur sa route, même si le Français, gratifié de la 12e tête de série à Wimbledon malgré sa 19e place mondiale, est sûr de son tennis sur gazon. Son bon parcours au Queen's l'a rassuré sur son jeu et son physique. S'il n'est pas passé loin d'une victoire contre Andy Murray en finale, c'est son succès sur Rafael Nadal en quarts de finale, sa première contre l'Espagnol depuis l'Open d'Australie 2008, qui a marqué les esprits. Toujours sans coach à ses côtés à Wimbledon, il s'est défait du Japonais Go Soeda (131e mondial) au 1er tour en trois manches (6-3, 7-6, 6-2) et s'apprête à jouer son prochain match face au Bulgare Grigor Dimitrov, vainqueur de l'Allemand Cedrik-Marcel Stebe au 1er tour (7-5, 7-5, 7-6).
Ce 62e mondial, âgé de 20 ans et protégé de Peter McNamara au sein de l'académie Mouratoglou, est un joueur bourré de talents mais en galère de résultats sur le circuit ATP. Vainqueur d'un tournoi Challenger à Cherbourg en fin février, Dimitrov a été dominé par Tsonga cette année au 1er tour du tournoi de Rotterdam (4-6, 4-6), seule rencontre les ayant opposés jusqu'à ce 2e tour de Wimbledon. Le Français reste, pour l'instant, le joueur le plus haut classé qu'il ait eu à jouer cette saison. C'est donc avec une certaine sérénité que Jo abordera ce 2e tour, en espérant atteindre le 3e tour londonien comme à chaque participation. Il pourrait affronter le Sud-Africain Rik de Voest, issu des qualifications, ou Fernando Gonzalez, quart-de-finaliste à Wimbledon en 2005, qui serait un substitut de choix à Dolgopolov aux portes des huitièmes de finale.
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