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Bidégorry mène la danse
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Publié 30/10/2006 à 22:00 GMT+1
Pascal Bidégorry (Banque Populaire) avait pris la tête de la Route du Rhum chez les muticoques au pointage effectué à 20h00. Il devance Franck Cammas de 3,3 milles et Michel Desjoyeaux de 9,9 milles, alors que Vincent Riou a démâté.
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Crédit: Eurosport
CLASSEMENT - LUNDI 20:00
Multicoques
1. Pascal Bidégorry (FRA/Banque Populaire) à 3.210,5 milles de l'arrivée2. Franck Cammas (FRA/Groupama) à 3,3 milles de Bidegorry3. Michel Desjoyeaux (FRA/Géant) 9,14. Lionel Lemonchois (FRA/Gitana XII) 13,85. Thomas Coville (FRA/Sodeb'O) 24,5
Monocoques
1. Jean-Pierre Dick (FRA/Virbac-Paprec) à 3327 milles de l'arrivée2. Roland Jourdain (FRA/Sill et Veolia) à 6,2 milles3. Jean Le Cam (FRA/VM Matériaux) 9,14. Dominique Wavre (FRA/Temenos) 26,25. Armel Le Cleac'h (Brit Air) 29,5
Le vent avait commencé à forcir dans l'après-midi. Ce mardi, les plus rapides devraient avoir touché dans la nuit un vent de nord-est qui leur permettra de se lancer à pleine vitesse sur la route la plus directe vers la Guadeloupe. Première victime de l'accélération, Vincent Riou. Le vainqueur du Vendée Globe 2005 a vu le mât de son tout nouveau PRB se briser en trois morceaux alors qu'il naviguait par 15 à 20 noeuds de vent (27 à 37 km/h). Son équipe technique devrait venir le remorquer pour le ramener au port.
Depuis le départ et jusqu'à lundi après-midi, les bateaux avaient progressé lentement, dans des conditions éprouvantes pour les skippeurs. Dans un vent faible et instable, les réglages doivent en effet être révisés à chaque instant. Effort physique garanti pour changer les voiles, et pas question de dormir longtemps. "La nuit a été difficile, avec un grand nombre de bascules de vent et de changements de voiles", témoignait Dominique Wavre (Temenos), "Je suis resté scotché à plusieurs reprises dans moins de deux 2 noeuds (4 km/h) de vent. J'ai croisé pas mal de cargos et je me suis pris dans un casier de pêcheur qui m'a contraint à faire marche arrière, avec tout ça je n'ai vraiment pas dormi beaucoup."
A 13 heures lundi, Franck Cammas (Groupama) était en tête mais avouait qu'il avait beaucoup travaillé depuis le départ: "C'est très instable, disait-il, donc pour l'instant on est obligé de rester à la barre, impossible de laisser le bateau sous pilote et d'aller à l'intérieur. Cette nuit, j'ai essayé de me reposer à la barre mais ce n'était pas évident. Le vent à tourné beaucoup, il a fallu envoyer le gennaker, affaler, remettre les voiles dans les sacs, etc... Ca a été assez long" . Pour l'heure, tous sont encore en pleine forme, mais les efforts du début risquent de se payer dans quelques jours.
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