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Morvan en embuscade
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Publié 08/08/2009 à 08:45 GMT+2
Après deux étape dans un Solitaire très disputée, Gildas Morvan (Cercle vert) reste aux aguets, 7e au général à 34 min 10 sec du leader.
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À l'issue du dénouement de la 2e étape de la Solitaire du Figaro entre La Corogne et Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Gildas Morvan a une nouvelle fois démontré sa force de résistance et sa combativité. Le skipper de Cercle Vert se classe 11e au terme d'arrivées très serrées, avec peu d'écarts pour départager les 52 navigateurs sur les rangs. Il termine donc à moins de 30 minutes de Jérémie Beyou, grand vainqueur d'un parcours difficile peu propice aux chamboulements.
Mal parti et dans la foulée de la 1ère étape, le champion de France de Course au large en titre confirme néanmoins sa faculté à remonter une bonne part de la flotte dans des conditions que beaucoup ont décrit comme ingrates. Au classement général provisoire et après 680 milles parcourus sur les 1706 au menu de cette 40e édition, il pointe en 7e position à moins de 35 minutes du leader, au beau milieu d'une jolie clique d'autres grands favoris. On l'a compris, tout reste permis.
"Cela fait du bien quand ça s'arrête !". À l'heure de rejoindre la terre ferme vendéenne, Gildas Morvan ne fait pas mystère de son soulagement d'en finir avec un parcours aussi dur pour les nerfs que pour les organismes. Peu favorable aux options stratégiques, cette 2e étape s'est en effet déroulée sur le mode d'une course de vitesse pure et dure. Au menu dans des conditions stables mais rugueuses : un long bord de près de 300 milles, pour rallier, au départ de La Corogne, la marque SN1 devant l'embouchure de la Loire avant de redescendre vers l'île d'Yeu et Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Au final : des solitaires qui font des arrivées sur un rythme accéléré dans les sillages de Jérémie Beyou (Bernard Paoli), Nicolas Lunven (CGPI) et Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles), qui se parta gent dans l'ordre les honneurs du podium.
L'art de la chasse
"C'était une étape difficile avec un départ dans du tout petit temps. Je suis sorti du paquet en tête, mais au moment d'envoyer le spi, je me suis retrouvé dans une zone tampon près de la côte galicienne. Et là, j'ai vu toute la flotte me passer, je me suis retrouvé en arrière de la flotte ! J'ai fait une petite bêtise que j'ai payé cash et cher", détaille et analyse le skipper de Cercle Vert.
Si la déception pointe dans le récit des 365 milles parcourus entre l'Espagne et la Vendée, elle n'en demeure pas moins teintée d'une belle forme de satisfaction : celle d'avoir une nouvelle fois remonté un à un les bateaux dans les grains et le brouillard, celle de revenir sur près de la moitié de la flotte pour se hisser de la 35e à la 11e place. Plus facile à dire qu'à faire en effet quand on mesure le niveau de compétition et les trésors de combativité dont les 52 solitaires sur les rangs doivent faire preuve pour gagner le moindre dixième de nœud ! Du grand art, ou presque, pour rester à fond dessus en dépit d'un positionnement mal inspiré et de conditions peu enclines aux surprises et aux rebondissements.
"C'est un peu dommage tout ça, mais je suis toujours bien dans le match alors qu'il reste les deux plus grosses étapes devant nous. J'ai confiance : je sais que je peux revenir. Mais à dire vrai, il me tarde d'inverser les rôles et de prévenir plutôt que courir ! Les faibles écarts qui séparent les dix premiers laissent deviner que rien est joué et que tout reste possible. La chasse est désormais bel et bien ouverte. Affaire à suivre". Parole d'un chasseur sachant chassé !
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