Riou se détache

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Tout va bien à bord de PRB. Vincent Riou prend ses distances en tête du Vendée Globe sans avoir à forcer sa mécanique. Hervé Laurent (UUDS) a en revanche rencontré des soucis. Il attend une accalmie pour les résoudre.

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Crédit: Eurosport

[11/11/04] - Vincent Riou était toujours en tête du Vendée Globe, la course autour du monde à la voile, en monocoque, sans escale et sans assistance, jeudi à 05h00, heure de Paris. Riou, qui était lors de ce pointage, à 160 milles des Canaries, commence à creuser des écarts conséquents sur ses poursuivants, d'autant qu'il a accroché en premier la dépression espérée par les skippers et que derrière il aura les alizés qui s'enchaîneront.
"Je n'ai pas beaucoup barré depuis le départ. C'est humide dehors et moi je n'aime pas l'eau, alors... Je me force à prendre la barre deux à trois fois par jour, cela me permet de voir comment est l'équilibre du bateau", a raconté Riou mercredi après-midi dans une liaison avec le PC presse de la course. "Autrement, la nuit a été assez tranquille avec peu de changements de voile. En fait, depuis le départ, nous avons toujours été vite sans aller trop vite et donc prendre de risques. Entre 14 et 18 noeuds, nos bateaux ne souffrent pas. Cela glisse tout seul !" , a poursuivi le leader de la course.
"Je pense que jusqu'à l'Equateur, la porte s'ouvre devant nous. Les conditions sont vraiment extraordinaires depuis le départ !" , a-t-il encore prédit. "Côté vie à bord, j'ai eu du temps pour cuisiner, pour dormir. A bord, tout est assez simple à gérer" . Une manière comme une autre de montrer aux autres que pour le premier, ce n'est plus de la régate, mais de la croisière.
Avarie pour Laurent
Riou a bien préparé son affaire et tant qu'il peut éviter de se fatiguer outre mesure dans le Nord, ce sera autant de réserve d'énergie pour les mers du Sud. Pendant ce temps, Hervé Laurent (UUDS), aux prises avec une avarie de bout dehors, continue d'essayer de limiter la perte de temps sur la tête de la course. "Avec six mètres de creux, ce n'est pas possible de réparer. Je sais exactement comment faire, je pense m'arrêter soit sous le vent de Madère, soit vers les îles Canaries, a-t-il dit lors d'une liaison satellitaire. J'ai perdu du temps avec cette histoire qui m'a fait choisir l'option près de la terre. C'est pour cela que je suis maintenant décroché".
De plus, il a découvert une autre avarie, consécutive selon lui au coup de vent (45 noeuds) du cap Finisterre. "Le deuxième chandelier de l'avant (une pièce implantée sur le pont) s'est arraché. J'ai retendu les filières et j'ai bouché tant bien que mal le trou sur le pont. Pour l'instant, je pompe toutes les deux heures et j'enlève une vingtaine de litres d'eau. J'ai de quoi effectuer une réparation plus sérieuse et je pense même pouvoir remplacer, si j'ai le temps".
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