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Intense et spectaculaire
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Publié 28/11/2008 à 14:15 GMT+1
Alors que Sébastien Josse (BT) vient de reprendre la tête à Loïck Peyron (Gitana-Eighty), les skippers sont en difficulté dans une zone de vents instables au pointage de 11h. Ces conditions de course permettent un resserrement en tête mais également un re
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Les leaders du Vendée Globe, butent depuis jeudi dans ce que les marins appellent un "passage à niveau", une zone de vents instables qui ralentit fortement les bateaux et permet un regroupement par l'arrière. Vendredi matin, après 19 jours de course, Sébastien Josse était en tête. A la mi-journée, les neuf premiers se tenaient en 39 milles, un écart insignifiant, et les poursuivants lâchés depuis le départ comblaient d'heure en heure leur retard. Pour qualifier cette situation, les skippeurs parlent de "passage à niveau", comme dans une course cycliste, lorsque la barrière se baisse au passage d'un train. Si la barrière se ferme devant les échappés, le peloton les rejoint, ce qui est en train de se produire.
Du spectacle, encore du spectacle
Le phénomène était certes prévisible, mais les leaders n'ont pas eu le choix. Pour profiter des vents, ils s'étaient décalés vers l'ouest depuis plusieurs jours et rapprochés nettement des côtes du Brésil. Problème: la route qui doit maintenant les ramener vers le cap de Bonne-Espérance, pointe sud de l'Afrique, est barrée par un puissant et gigantesque anticyclone, une zone de hautes pressions positionnée dans l'Atlantique sud. Au coeur d'un anticyclone, les vents sont très faibles, voire nuls. "Lorsque le groupe de tête se rapprochera du centre de l'anticyclone, les vents pourront être inférieurs à 6 noeuds. Mais ce passage est inévitable pour atteindre le flux perturbé de l'hémisphère sud ", et retrouver du vent, probablement dimanche, explique le météorologue de la course, Sylvain Mondon, de Météo France.
En même temps, mais plus au nord, on annonce qu'une dépression orageuse, au large du Brésil, va susciter des vents porteurs pour les attardés, dont Michel Desjoyeaux (Foncia), l'un des favoris au départ, retardé de presque deux jours par une réparation aux Sables d'Olonne. "Ces vents leur permettront de rejoindre les latitudes sud plus rapidement que leurs prédécesseurs au moment ou ces derniers seront aux prises avec des vents faibles", prédit Sylvain Mondon. En clair, une quinzaine de bateaux pourraient se retrouver groupés en quelques milles aux portes de l'Océan indien, après un mois de course. Un scénario incroyable et spectaculaire, qui donne tout son sens à l'expression "régate planétaire".
Classement vendredi à 11h00:
1. Sébastien Josse (BT) à 19.662,5 milles de l'arrivée2. Loïck Peyron (Gitana-Eighty) à 3,5 milles du premier3. Armel Le Cléac'h (Brit Air) à 7,64. Jean Le Cam (V Materiaux) à 8,65. Roland Jourdain (Veolia Envronnement) à 16,26. Vincent Riou (PRB) à 19 milles7. Yann Eliès (Generali) à 19,6 milles8. Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac II) à 20,8 milles9. Mike Golding (Ecover) à 39,6 milles10. Marc Guillemot (Safran) à 123 milles
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