AFP

Championnat du monde - Demi-finale : La France a tous les ingrédients pour faire tomber le Brésil

Battre le Brésil serait gigantesque, mais les Bleus ont les armes pour le faire

Le 20/09/2014 à 15:42

La France aurait pu hériter du pays hôte, la Pologne, mais elle croisera finalement la route du Brésil ce samedi en demi-finale du Championnat du monde (16h30). Face aux triples champions du monde, les Français pourront s’appuyer sur ce qui fait leur force depuis le début de la compétition : leur esprit d’équipe.

Le Championnat du monde, qui se tient actuellement en Pologne, apparait comme une compétition aussi interminable qu’incompréhensible. Mais depuis que les Bleus ont officiellement composté leur ticket pour les demi-finales, l’incompréhension a laissé place à la joie et replacé correctement cet exploit dans l’histoire du volley national français, dont le meilleur résultat est une troisième place au Mondial en 2002.

Laurent Tillie, le sélectionneur français en convient, "cette qualification est fantastique. C’est la récompense d’un travail énorme." Surtout, le fruit d’une cohésion d’équipe exemplaire, celle qui lui a permis de finir en tête lors des trois phases de poule devant l’Italie, la Pologne ou les Etats-Unis, trois grandes nations. Preuve en est que cette équipe de France, 13e mondiale, est plus qu’une somme d’individualités, il est difficile de citer un nom plus qu’un autre entre Earvin Ngapeth, Benjamin Toniutti ou Kévin Tillie, le fils du sélectionneur.

L'Equipe de France de Volleyball

L'Equipe de France de VolleyballPanoramic

"La cohésion de l’équipe est infaillible depuis le début du tournoi, confirme le directeur technique national Cyrille Boulongne-Evtouchenko. C’est une vraie équipe au sens strict du terme, à la fois un agrégat de joueurs animés par un même désir, celui de réussir, et un groupe d’amis qui vivent une aventure humaine extraordinaire."

Arrivés en outsiders, les Bleus ont petit à petit affiché leur talent

Il faut dire que depuis le début du tournoi, le 30 août dernier, la France a enregistré neuf victoires en onze matches. Les deux défaites concédées ? Contre l’Italie et la Pologne, deux nations mieux classées mondialement, sur le score étriqué de 3-2. Un bilan surprise pour les joueurs de Laurent Tillie, qui a repris en 2012 un groupe ayant terminé à la 11e place du Championnats du monde un an plus tôt. En quelques mois, l'équipe s'est métamorphosée et Mory Sidibé évoque désormais la "rage, notre motivation, notre travail. On est une équipe qui se bat. Elle est très, très belle, cette équipe de France. A l’image de ce que l’on réalise ici." Tout sauf une surprise donc pour l’attaquant français.

Pourtant, personne ne misait sur ces Bleus au départ malgré un parcours convenable en Ligue mondiale. Au contraire, ils sont arrivés dans la peau des outsiders et ont forgé leur force dans l’anonymat, jusqu’à il y a quelques jours. "Nous nous sommes entraînés tous les jours et le travail a fini par payer. Nous avons un groupe très solide", appuie Laurent Tillie. "On a beaucoup travaillé pour en arriver là, poursuit le capitaine Benjamin Toniutti. On veut aller plus loin, continuer de jouer comme on l’a fait jusque-là et monter sur le podium."

L'equipe de France de volley

L'equipe de France de volleyAFP

" On peut viser encore plus haut"

Pour se faire, le groupe bleu peut compter sur l’apport de ses remplaçants. Comme lors du dernier match face à l’Iran. Une fois la qualification acquise au premier set, jeudi, Laurent Tillie a fait tourner et accorder du temps de jeu à ceux-ci pour une victoire finale 3-2. Un dernier succès pour une place en demie et la France qui se rapproche de son dessein initial. "L’objectif au départ était de faire une médaille dans une compétition avant les Jeux olympiques de 2016, explique le DTN. Au vu du parcours et du niveau jusqu’ici lors de ce Mondial, on peut viser encore plus haut." Cela passera d’abord par une demi-finale contre le Brésil, triple champion du monde en titre. Et le passeur Rafael Redwitz, franco-brésilien, d’assurer : "La France a de quoi inquiéter l’équipe du Brésil."

0
0