3 Français au Final Four

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Même si ses clubs n'ont pas réussi à se qualifier, le volley français sera bien représenté ce week-end en Pologne au Final Four de la Ligue des champions par Stéphane Antiga, Pierre Pujol et Frantz Granvorka, en lice avec trois équipes différentes.

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Antiga, capitaine des Bleus, est l'hôte de la compétition avec son club de Belchatow. Les matches n'ont pourtant pas lieu dans cette petite ville de 60.000 habitants mais dans la grande cité voisine de Lodz, dotée d'une salle de 11.000 places à la hauteur de l'événement. Des Trois Français, l'attaquant-réceptionneur de 32 ans est le seul à avoir déjà remporté le titre suprême, en 2001 avec Paris.
Il n'est pas a priori le mieux placé pour succéder aux Allemands de Friedrichshafen, vainqueurs-surprise l'année dernière. C'est plutôt le passeur Pierre Pujol et Trévise qui portent l'étiquette de favori. Le club italien, considéré comme le meilleur de la décennie en Europe (et donc au monde) avec ces quatre Ligues des champions (la dernière en 2006) a connu quelques ratés cette saison, mais est en train de bien revenir dans la course au Scudetto (il est troisième cette semaine).
Kazan fait peur
L'ex-joueur de Poitiers, 23 ans, a eu le privilège de faire ses débuts en Italie aux commandes d'une équipe de rêve, dont les vedettes ont remporté tous les titres imaginables en club et en sélection, comme le Brésilien Gustavo (champion olympique) ou le légendaire Italien Samuele Papi (champion d'Europe et du monde). Frantz Granvorka ne part pourtant pas battu d'avance dans la demi-finale 100% italienne entre Trévise et Piacenza. Son équipe est en forme et vient de s'offrir le leader du Championnat, Trente, mardi soir. Le Français, qui n'a pas toujours été titulaire cette année à cause de pépins physiques, a fait un gros match avec 16 points marqués à 54% de réussite à l'attaque.
Il n'est pas exclu qu'aucun Tricolore ne soit champion d'Europe dimanche car le quatrième participant, Kazan, est un très gros client. Le club, tombeur de Cannes au tour précédent, a réussi à faire venir au fin fond du Tatarstan quelques uns des meilleurs internationaux russes (Tetioukhine, Kossarev) mais aussi américains (Ball, Stanley) pour bâtir un effectif qui fait peur à tout le monde.
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