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"La victoire, sinon rien!"
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Publié 11/11/2004 à 06:00 GMT+1
La terre australienne est la seconde chance de Marcus Grönholm (Peugeot) d'inscrire son nom au palmarès d'un rallye 2004. Entretien avec le vainqueur de 2000, 2001 et 2002.
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Vous avez remporté le rallye d'Australie, trois fois d'affilée entre 2000 et 2002. Pourquoi l'appréciez-vous tellement ?
Marcus Grönholm : Je me le demande parfois, car c'est une épreuve particulièrement difficile, où l'on surfe sur des billes de terre, à haute vitesse et entre les arbres ! Comme nous ne sommes qu'en cinquième position au championnat, nous éviterons de balayer ces billes en ouvrant la route le premier jour et nous partirons dans une position favorable. En fait, j'aime ce rallye parce qu'il est rapide et roulant, un peu comme en Finlande, et que, tant qu'on reste sur la route, on y prend un grand plaisir au volant.
D'autant plus que la bagarre promet d'être intense...
M.G. : Absolument : le championnat étant déjà joué, personne n'aura plus rien à perdre ni à assurer. Alors la lutte sera très ouverte, avec pour enjeu une sorte de bataille pour l'honneur entre nous tous. Je pense que la 307WRC devrait nous permettre de jouer la victoire et j'ai bien l'intention de tout faire pour l'y conduire.
Quelles qualités pouvons-nous attendre d'une voiture pour être compétitif sur un tel terrain ?
M.G. : Comme dans les autres rallyes, il faut une voiture puissante, ce qui est le cas de la nôtre, mais aussi précise et stable, pour rester dans la trajectoire idéale. Nous avons beaucoup travaillé sur ce dernier point pour tenter d'éliminer une tendance au survirage qui persistait encore un peu. Nous verrons très bientôt si ce petit problème est totalement résolu. Pour le reste, nous n'avons connu aucun problème mécanique lors des deux derniers rallyes : il n'y a donc a priori aucune raison pour que nous ne puissions jouer notre chance jusqu'au bout. Et s'il me reste encore quelques progrès à faire sur l'asphalte, je me sentirai chez moi dans les spéciales de l'Ouest australien.
Même dans les célèbres spéciales de Bannister, au tracé un peu artificiel et avec ces spectaculaires bosses en descente avant un gué ?
M.G. : Les organisateurs utilisent à la base de vraies spéciales forestières. C'est vrai qu'ils ont quelque peu aménagé certaines zones « show » pour le public, mais au volant, on ne sent pas tellement la différence. Chez nous, en Finlande, nous avons déjà des bosses naturelles très spectaculaires et délicates à négocier. Celles des spéciales du dimanche en Australie sont particulièrement impressionnantes, parce qu'elles se situent dans une descente très prononcée. Il est clair qu'elles ne passent pas à fond, mais elles ne présentent pas de difficulté insurmontable et je ne pense pas qu'elles aient jamais fait basculer le sort du rallye.
Quelle sera alors la clé de la victoire ?
M.G. : Nous serons aussi motivés les uns que les autres, alors c'est peut-être celui qui aura le mieux supporté le décalage horaire et qui aura gardé le plus de tonus qui l'emportera. En principe, je récupère assez bien...
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