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Sébastien Ogier : "C'est plus facile de se battre pour la victoire que de faire des calculs"

Ogier : "C'est plus facile de se battre pour la victoire que de faire des calculs"
Par AFP

Le 13/10/2016 à 13:03Mis à jour Le 13/10/2016 à 13:04

Le Français Sébastien Ogier (VW Polo-R) peut être sacré champion du monde des rallyes pour la 4e année d'affilée, dimanche à la fin du Rallye de Catalogne qu'il aborde "plutôt détendu" car largement en tête du classement général, a-t-il expliqué à l'AFP.

Pensez-vous à ce quatrième titre mondial, avec 68 points d'avance sur votre coéquipier Andreas Mikkelsen ?

S.O. : Avant le départ, j'y pense forcément, car j'aimerais finir le championnat, valider le titre pour pouvoir faire la fête dimanche soir. Et ce serait encore mieux avec une victoire, comme lors des trois précédents titres. Mais comme d'habitude ce ne sera pas facile. On est plutôt détendus (avec Julien Ingrassia, son copilote, NDLR) et on va essayer de faire de notre mieux, comme d'habitude.

Allez-vous gérer ce week-end ?

S.O. : C'est plus facile de se battre pour la victoire que de faire des calculs, et il vaut mieux être sous pression pour faire de bons résultats. En Corse, c'était bien car les conditions étaient stables, mais quand on est trop relax on a tendance à perdre du temps. C'est arrivé en Allemagne, j'ai perdu plus de temps que prévu le dimanche matin. Ici, c'est une situation plutôt confortable, car même si Andreas (Mikkelsen) marque 28 points (victoire dans le rallye et la Power Stage), je pense que marquer 16 points c'est faisable.

Comment se présente cette journée de vendredi, sur terre, pendant laquelle vous ouvrirez la route ?

S.O. : On verra bien quelles sont les conditions météo. Les reconnaissances se sont faites sur le sec, mais aujourd'hui (mercredi) il a plu, donc je ne sais pas comment ça va se passer. Il n'y aura qu'une seule journée sur terre, il faut l'accepter, mais si je perdais une minute vendredi, ce serait très décevant pour moi. C'est toujours évolutif, car je n'ai pas l'habitude de baisser les bras trop vite. Quand les conditions se compliquent, c'est là que les écarts peuvent se faire et c'est souvent lié à la prise de risque. Je ne suis pas un kamikaze et je n'ai pas l'habitude de me mettre en situation de +full risque+. Si c'est un peu mouillé vendredi, sur terre, ça m'aidera.

Pensez-vous déjà à 2017 et quel sera votre prochain objectif après un 4e titre mondial ?

S.O. : Un cinquième titre. Mon but, c'est surtout de continuer à me faire plaisir, car cette saison n'était pas la plus agréable pour moi et j'espère qu'il y aura des changements dans l'avenir, pour que je puisse m'amuser plus. En 2017, il y aura de nouvelles voitures (grâce à une nouvelle règlementation technique, NDLR) et ça sera sûrement plus excitant. Cette saison, j'ai passé six mois (de mars à août) en sachant que je n'avais aucune chance de gagner les rallyes sur terre (car Ogier devait passer le premier et balayer la piste, en tant que leader du championnat, NDLR). Si on a des nouvelles règles (sur les ordres de départ) en 2017, ce sera encore mieux.

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