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"Machination", injection d'EPO à son insu, sacrifice ? L'affaire Claude-Boxberger se complexifie

"Machination", injection d'EPO à son insu, sacrifice ? L'affaire Claude-Boxberger se complexifie
Par AFP

Le 29/11/2019 à 19:43Mis à jour Le 29/11/2019 à 19:58

ATHLETISME - Rebondissement dans l'affaire Ophélie Claude-Boxberger. La demi-fondeuse française de 31 ans, qui a fait l'objet d'un contrôle positif à l'EPO le 18 septembre dernier, pourrait être blanchie. La raison : Alain Flaccus, compagnon de sa mère, lui aurait injecté de l'EPO à son insu. Claude-Boxberger et Flaccus ont été interrogés dans le cadre d'une garde à vue, à Montbéliard.

"C'est une machination. J'ai enfin compris des choses, compris comment on avait retrouvé de l'EPO dans mon corps", a déclaré de son côté la spécialiste du 3 000 m steeple au quotidien régional L'Est Républicain, affirmant que "cette personne a profité d'un instant de faiblesse psychologique et physique".

Contrôlée positive le 18 septembre au centre d'entraînement de Font-Romeu, l'athlète a, comme son proche, été interrogée à Montbéliard, où elle réside, par les enquêteurs de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (Oclaesp), dans le cadre de gardes à vue "levées vendredi matin", selon une source judiciaire.

Piquée dans son sommeil

Selon la source proche du dossier, l'homme qui s'accuse, Alain Flaccus, est le compagnon de la mère de l'athlète et il fait partie de son entourage sportif. Lors de sa garde à vue, il a avoué lui avoir injecté de l'EPO par piqûre, alors qu'Ophélie Claude-Boxberger se serait assoupie après un massage, a ajouté la source, confirmant des détails donnés par L'Equipe. Le quotidien ajoute qu'Ophélie Claude-Boxberger "avait déposé plainte contre lui (Flaccus) pour agression sexuelle" il y a quelques années, alors qu'il l'entraînait.

Le contrôle positif à l'EPO et la relation sentimentale de l'athlète avec le médecin de l'équipe de France d'athlétisme Jean-Michel Serra, chargé de son suivi médical, avaient conduit l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) à signaler les faits au parquet de Paris, qui a ouvert une enquête préliminaire le 14 octobre. Le médecin avait été épinglé en juin pour s'être inquiété auprès de l'AFLD du nombre de contrôles subis par Claude-Boxberger, sans en informer sa hiérarchie.

Cet alibi pourrait permettre à l'athlète d'éviter une sanction disciplinaire, alors qu'elle encourt une suspension de 4 ans. A ce stade, elle a écopé d'une suspension provisoire. Contacté par l'AFP, le secrétaire général de l'AFLD, Mathieu Teoran, n'a pas souhaité s'exprimer.

Ophélie Claude-Boxberger, en février 2019

Ophélie Claude-Boxberger, en février 2019Getty Images

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