Vlasic : "Aucun regret"

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Championne du monde en salle à Doha en mars, Blanka Vlasic aura comme objectif de décrocher la médaille d'or aux Championnats d'Europe cet été. La Croate, qui participe au 3e opus de la Ligue de Diamant, à Oslo, reconnaît avoir appris de ses défaites passées, notamment lors des JO de Pékin.

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Crédit: Eurosport

BLANKAVLASIC, avez-vous une idée du nombre de vos tentatives de record du monde ?
B.V. : Je ne les compte pas, pour être sincère. C'est mon père qui s'occupe de ces statistiques. Je me souviens juste que j'étais tout près de le battre à Bruxelles en 2007 et l'an dernier à Thessalonique lors de la finale du Grand-Prix.
Qu'est-ce qui vous pousse à sauter à cette hauteur de 2,10m ?
B.V. : Tous les jours, je me donne à 100% pour progresser. C'est le meilleur investissement que l'on puisse faire pour parvenir à ses objectifs. Et franchir cette hauteur fait partie des miens. Ce petit centimètre qui me permettrait de battre le record de Stefka Kostadinova est très important à mes yeux. Cela prouve que je ne suis vraiment pas loin de battre ce record. Mais si je le fais un jour, je ne me dirais pas "voilà, c'est fait !", j'essaierais juste de me fixer un objectif encore plus élevé.
Aux Mondiaux de Berlin, vous avez obtenu la médaille la plus importante de votre carrière. Quel souvenir en gardez-vous ?
B.V. : J'avais beaucoup de pression. A Osaka, en 2007, j'avais rencontré des problèmes pour dormir la nuit. Cette fois-ci, j'étais vraiment bien préparée mentalement et je savais que je faisais face à l'une des compétitions les plus difficiles de ma carrière. Dès que je suis arrivé au stade, je me suis concentré sur ma technique et sur les hauteurs qui se présentaient à moi. Je ne voulais pas aller trop vite. J'ai été surprise de voir à quel point je suis restée calme. Ce n'est qu'après avoir relâché la pression, que je me suis rendue compte de tout ce stress qui aurait pu m'envahir. C'était une nuit magique et cette médaille d'or est le plus beau succès de ma carrière.
En 2008, vous avez dominé toute la saison. A Pékin, vous étiez la grande favorite mais l'or vous a échappé. Tout comme le jackpot de la Golden League. Cela a dû être difficile à avaler...
B.V. : Pour être honnête, je me sers de chaque moment de ma carrière. Qu'il soit bon ou mauvais, car cela me renforce et me rend plus intelligente. A Pékin, j'ai passé 2,05m à mon 2e essai tandis que Tia (Hellebaut) l'a effacé dès sa première tentative. C'est aussi simple que ça. Concernant le meeting de Bruxelles où j'ai perdu le jackpot, tout le monde était fatigué après les JO. Je pense que Friedrich a bénéficié d'une certaine fraîcheur après avoir zappé Zurich, tout de suite après Pékin. De mon côté, je me suis sentie fatiguée et je n'ai pas pu sauter aussi haut que je le désirais. Mais qu'est-ce que l'argent à côté de l'expérience ? Je n'ai aucun regret. Cela m'a permis de voir les points faibles que je devais travailler.
Comment avez-vous géré ces deux moments difficiles ?
B.V. : J'ai juste pris un peu de repos, chez moi. Et j'ai commencé à travailler en vue de l'hiver. Ce n'était pas aussi compliqué qu'on peut l'imaginer. Je suis capable de vivre avec les défaites car je sais que j'ai donné mon maximum. A Berlin et Bruxelles, cela n'a pas suffi. Parfois, ça arrive. Ce n'est pas facile de gagner tout le temps, sans avoir le droit de connaître des mauvais jours.
Fin août ont lieu les Championnats d'Europe à Barcelone. Que représentent-ils pour vous ?
B.V. : Je n'ai jamais réussi à décrocher la moindre médaille à des "Euro". A Barcelone, je vais essayer de compléter ma collection. Mais il y a également la Ligue de Diamant. L'été promet de beaux évènements en perspective. L'Espagne m'a déjà réussi par le passé (2,05m en 2007 et 2,06m en 2008). Concernant mes adversaires, il m'est impossible de les cibler à l'avancer. Reposez-moi la question fin juillet (rires).
La Belge TiaHellebaut est sortie de sa retraite pour reprendre la compétition et participera au meeting de Madrid le 2 juillet prochain. Qu'en pensez-vous ?
B.V. : Pour être honnête, je n'ai pas eu d'émotions particulières quand j'ai appris la nouvelle. Si elle est heureuse comme ça, je suis heureuse pour elle. Après, c'est sûr que c'est bien pour notre sport qu'il y ait plus de filles qui peuvent sauter haut.
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