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Dopage : la suspension de Claude-Boxberger portée à quatre ans par le Conseil d'Etat
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Publié 26/04/2022 à 17:36 GMT+2
Le Conseil d'Etat a porté la suspention de l'athlète Ophélie Claude-Boxberger à quatre ans, soit deux ans de plus que ce qu'avait décidé la commission des sanctions de l'AFLD, pour avoir été contrôlée positive à l'EPO en septembre 2019. En septembre 2021, Alain Flaccus, poursuivie par Claude-Boxberger pour "empoisonnement", avait été relaxé par le tribunal de Montbéliard (Doubs).
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Ophélie Claude-Boxberger, contrôlée positive à l'EPO en septembre 2019 et suspendue initialement pour deux ans, a vu sa sanction alourdie à quatre ans par le Conseil d'Etat. L'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) avait réclamé huit ans de suspension et avait fait appel devant le Conseil d'Etat de la décision de la commission des sanctions, instance indépendante, de prononcer une sanction de deux ans à l'encontre de la sportive.
Cette sanction de quatre ans avait été requise par le rapporteur public. Celui-ci avait estimé à l'audience que les "circonstances particulières" soulevées par la défense de l'athlète ne permettaient pas de réduire la suspension. En revanche, il n'a pas retenu le délit supposé de falsification. En effet, en plus de la prise d'EPO, l'AFLD demandait à ce que l'athlète soit sanctionnée également pour avoir falsifié des éléments du contrôle antidopage, notamment en influençant le témoignage de son ex-entraîneur et ex-beau-père, Alain Flaccus.
Celui-ci s'était dans un premier temps accusé d'avoir injecté de l'EPO à l'athlète lors d'un massage avant de revenir sur ses aveux. L'AFLD estimait que ce témoin avait été manipulé par l'athlète, et avait également menti sur sa géolocalisation les jours précédant son contrôle. La commission des sanctions de l'AFLD, instance indépendante, ne l'avait pas suivie sur cette voie, et avait été sensible aux arguments de la défense d'Ophélie Claude-Boxberger.
L'AFLD s'est dite mardi, dans un communiqué, "satisfaite" que le Conseil d'Etat applique la sanction de quatre ans "au titre de la présence d'EPO". S'agissant de la falsification, la décision est "éclairante" pour l'AFLD. Elle "confirme que le fait d'inciter un témoin à mentir sur l'origine d'une substance interdite est susceptible de caractériser une infraction de falsification, de même que, selon les circonstances, le fait de manquer à ses obligations de localisation". Mais, en l'espèce le Conseil d'Etat a estimé que "le niveau de preuves n'était pas suffisant".
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