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Claude-Boxberger déboutée par le Conseil d'Etat

Claude-Boxberger déboutée par le Conseil d'Etat
Par AFP

Le 06/01/2020 à 18:33Mis à jour Le 06/01/2020 à 19:02

Le Conseil d'Etat n'a pas retenu lundi les arguments d'Ophélie Claude-Boxberger, suspendue pour un contrôle positif à l'EPO subie à son insu selon elle.

Le Conseil d'Etat a maintenu lundi la suspension provisoire de la spécialiste du 3.000 m steeple Ophélie Claude-Boxberger, contrôlée positive à l'EPO mais dont le beau-père a assuré l'avoir dopée à son insu.

Saisi en référé, le Conseil d'Etat a rejeté tous les arguments soulevés par l'athlète de 31 ans qui conteste sa suspension provisoire. Elle avait été contrôlée positive à l'érythropoïétine le 18 septembre dernier puis suspendue à partir du 5 novembre.

"Machination"

Ophélie Claude-Boxberger clame son innocence et assure que son beau-père Alain Flaccus, qui fait partie de son encadrement sportif, lui aurait inoculé une piqûre d'EPO à son insu, alors qu'elle s'était assoupie après un massage.

Ophélie Claude-Boxberger, en février 2019

Ophélie Claude-Boxberger, en février 2019Getty Images

Une version livrée également par Alain Flaccus lors de sa garde à vue. La Franc-comtoise, multiple championne de France, a porté plainte pour empoisonnement auprès du tribunal de grande instance de Montbéliard (Doubs) le 17 décembre.

Ophélie Claude-Boxberger, qui dénonce une "machination", a révélé le passé douloureux qui la lie à Alain Flaccus, expliquant avoir des années plus tôt déposé puis retiré une plainte contre lui pour agression sexuelle. Le compagnon de sa mère aurait agi, selon elle, par jalousie, l'athlète ayant une relation sentimentale avec le Dr Jean-Michel Serra, ancien directeur du service médical de la Fédération française d'athlétisme (FFA).

L'AFLD continue d'investiguer

Une source proche du dossier avait appelé à "la prudence" sur cette version, en évoquant l'hypothèse qu'Alain Flaccus ait fait le choix de "se sacrifier" pour que la fille de Jacky Boxberger, ex-spécialiste français des courses de fond, évite une suspension de quatre ans. L'AFLD continue de mener ses investigations préalables à toute sanction définitive, tout comme le parquet de Paris qui a ouvert une enquête le 14 octobre.

Après l'avoir sanctionné d'un blâme pour sa prise d'initiative individuelle, la FFA avait toutefois décidé dans un premier temps de renouveler sa "confiance" en son médecin à deux mois des Mondiaux de Doha.

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