La vice-championne olympique du 100m haies Cyréna Samba-Mayela risquerait une suspension pour des manquements à ses obligations de localisation
Par Tanguy Mantovani
Mis à jour 17/08/2026 à 12:14 GMT+2
Seule athlète française médaillée en athlétisme lors des Jeux Olympiques 2024, la hurdleuse Cyréna Samba-Mayela pourrait être suspendue par l'Autorité d'intégrité de l'athlétisme (AIU). Trois manquements à ses obligations de localisation lui serait reprochés, alors qu'elle fait partie du groupe cible de l'instance. Ce qui l'oblige à transmettre chaque jour des créneaux pour être contrôlée.
Une joie immense, si proche d'être absolue : Samba-Mayela a tutoyé le Graal
Video credit: Eurosport
Il n'y aurait rien de définitif, mais la vice-championne olympique Cyréna Samba-Mayela risquerait très gros. Selon L'Equipe, la hurdleuse serait dans le viseur de l'Autorité d'intégrité de l'athlétisme (AIU), qui lui reprocherait d'avoir manqué à trois reprises à ses obligations de localisation. Ce dont elle a la possibilité de se justifier, mais qui lui fait également risquer une suspension allant de six mois à deux ans.
Une telle épée de Damoclès s'explique par sa présence dans le groupe cible d'athlètes français de l'instance, une dizaine d'autres athlètes de haut-niveau français devant quotidiennement transmettre un créneau de disponibilité, entre 5h et 23h, à l'AIU pour un potentiel contrôle anti-dopage. Les compétitions auxquelles elle participe, les stages auxquels elle prend part, et ses lieux d'entraînements doivent également être transmis. Et seul deux manquements sont tolérés sur une année civile, au troisième, c'est potentiellement une suspension.
Elle coopère pleinement
Toujours pour L'Equipe, son agent Maka Haïdara a réagit : "Cyréna Samba-Mayela n'a jamais fait l'objet du moindre contrôle antidopage positif. La procédure en cours devant l'AIU porte exclusivement sur des obligations administratives de localisation, et non sur l'usage d'une substance quelconque. Elle a répondu dans les délais impartis et coopère pleinement. Par respect pour cette procédure, elle ne fera pas d'autre commentaire." En cas de sanction maximale (2 ans), la hurdleuse pourrait manquer les JO de Los Angeles.
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