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À Londres, un derby américain comme tête d'affiche du 100m messieurs, Lavillenie à la relance
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Publié 20/07/2018 à 23:26 GMT+2
LIGUE DE DIAMANT - Le meeting de Londres, qui se déroule samedi et dimanche, aura pour principale attraction le derby américain sur 100m entre Christian Coleman et Ronnie Baker.
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Le derby américain du 100 messieurs Christian Coleman - Ronnie Baker s'annonce ce week-end comme le temps fort de la réunion d'athlétisme de Londres, qui doit composer avec le forfait du prodige cubain de la longueur Juan Miguel Echevarria. Baker (24 ans) mène cette saison deux victoires à une face à son cadet (22 ans), mais Coleman, de retour de blessure, a remporté sur le fil du même centième (9 sec 98) le dernier "match", le 13 juillet à Rabat.
Ronnie Baker, lointain parent du triple champion du monde (100/200/4X100 m) 2007 Tyson Gay, et Coleman, qui dégaine plus vite que son ombre, sont provisoirement débarrassés à Londres de leur compatriote Noah Lyles. Le plus jeune (tout juste 21 ans) et probablement aussi le plus talentueux de la nouvelle vague américaine, Lyles dispute le 200 m ce vendredi soir à Monaco. En revanche, le vétéran Mike Rodgers, qui avait complété au pied du podium un quarté entièrement américain à Rabat, sera dans les starting-blocks samedi à Londres.
Originaire du Kentucky, où les pur-sang sont les plus rapides du monde, Baker aime à rappeler que "le talent est un don de Dieu". Boule de muscles, Coleman est plutôt du genre "quarter horse", la monture préférée du cow-boy au démarrage de dragster. Le sprinteur d'Atlanta n'est pas pour rien détenteur des records (6.34) et titre mondiaux du 60 m, mais est également vice-champion du monde du 100 m en 2017 à Londres.
Echevarria absent
Pour les adieux au stade olympique du Britannique Greg Rutherford, les organisateurs avaient réuni la crème du saut en longueur. Mais Echevarria, pas encore 20 ans et probablement le produit le plus abouti de l'école cubaine des sauts en extension, s'est blessé à l'entraînement. Le Cubain, qui possède un record régulier à 8,68 m - ayant aussi franchi 8,83 m avec un souffle de vent de trop le 10 juin à Stockholm -, laisse au Sud-Africain Luvo Manyonga le rôle de grand favori. Formidable compétiteur, Rutherford a tout gagné durant sa carrière, mais sans jamais sauter loin.
Seule étape de la Ligue de diamant à se dérouler sur deux jours (samedi et dimanche), le meeting de Londres est un héritage des Jeux 2012 et de l'inoubliable soirée du 4 août. L'heptathlète Jessica Ennis, au terme de l'ultime épreuve du 800 m, Rutherford et Mo Farah au 10.000 m avaient alors remporté en succession l'or olympique sous la bannière de l'Union Jack.
A point nommé pour Lavillenie
L'hégémonie de Farah sur le demi-fond long a pris fin dans le même stade cinq ans plus tard, le 12 août 2017 lors des Championnats du monde. Quand l'Ethiopien Muktar Edris avait mis fin en finale du 5000 m au règne de Sir Farah, qui restait sur une série de 10 médailles d'or consécutives en grands championnats (JO, Mondiaux, Euro). Depuis, Farah a quitté la piste pour les courses sur route, laissant Edris et l'armada des Ethiopiens régner sur la distance.
Londres tombe à point pour la Russe Mariya Lasitskene et le Français Renaud Lavillenie, en appel de défaites trop radicales à Rabat. La double championne du monde du saut en hauteur, qui restait sur deux ans et 45 concours d'invincibilité, avait été incapable de franchir 1,94 m dans la capitale marocaine. Dans un jour sans également, le perchiste, détenteur du record du monde (6,16 m), avait été repoussé par une barre à 5,60 m.
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