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"De mieux en mieux"
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Publié 09/07/2011 à 12:36 GMT+2
Vainqueur pour la troisième fois consécutive au Stade de France, Renaud Lavillenie monte en puissance à sept semaines des Mondiaux de Daegu. Le perchiste tricolore souhaite tout de même "ne pas brûler les étapes".
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RENAUD LAVILLENIE, quel bilan tirez-vous de cette soirée ?
R.L. : C'est plutôt positif. La première chose qui était importante pour moi était de gagner une fois de plus au Stade de France. C'est chose faite avec une troisième victoire de suite. Avec le classement de Malte Mohr ce soir (vendredi), cela me permet de prendre un peu d'avance. C'est une très bonne chose. Je suis content.
Etes-vous déjà tourné vers les Mondiaux de Daegu, vers le titre mondial ?
R.L. On a encore le temps. Daegu, c'est dans sept semaines. Le titre, je n'y pense pas encore forcément. Là, je me concentre sur la prochaine compétition, à Monaco (NDLR : Le 22 juillet). Je ne veux pas brûler pas les étapes. Mais c'est vrai que Daegu, j'y pense parfois. Ça commence à se rapprocher. Et puis physiquement, je commence à être de mieux en mieux. Forcément, l'objectif de l'année reste l'or en Corée du Sud.
Vous avez sauté 5,73m au Stade de France. Etes-vous encore loin de votre pic de forme ?
R.L. : Il y a des progrès mais le top des performances n'est pas encore là. Il y a quand même eu de bonnes choses. C'est intéressant pour moi. A la limite, je préfère ne pas faire des performances maintenant et arriver à Daegu super bien réglé. Et faire les performances là-bas.
Au Stade de France, vous êtes un peu chez vous ?
R.L. Le Stade de France, c'est une enceinte exceptionnelle. On toujours une ambiance excellente car on est très proche du public qui est très réactif. Cela me donne des ailes à chaque fois. C'est un vrai bonheur de sauter ici. Je m'y sens chez moi.
Que vous a-t-il manqué à 5,85m ?
R.L. : Il ne m'a rien manqué (rires). Le premier essai, je prends un peu de vent de face et du coup, ça réduit les chances. Le deuxième, on l'a vu : si la barre avait pu rester sur le taquet, c'était pareil. Il y avait très peu de choses à corriger. Ce dernier essai était pas mal mais j'étais un peu à côté. Le tapis était très dur et au niveau de la récupération, cela donnait de très gros chocs. Au niveau des cervicales, cela me mettait une barre dans la tête. Quand on a mal à la tête au moment de sauter, c'est compliqué. Je me suis forcé à ne pas prêter attention à ça mais une fois la pression retombée, cela a pris le dessus.
Vous ne sautez pas très haut. Mais vos adversaires non plus. Rassurant ?
R.L. : C'est vrai et en quelque sorte, comme vous le dites, c'est rassurant. J'en suis même content car cela me confirme que je suis un peu en avance sur eux. Quoiqu'il arrive, je pense qu'à Daegu, ils seront prêts. On sera tous préparé comme il faut, et tous en forme.
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