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Elles y sont presque
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Publié 14/09/2007 à 15:00 GMT+2
Le bouillant public du stade Roi Baudouin s'apprête à vibrer aux exploits des sprinteurs à l'occasion de la 5e étape de Golden League vendredi à Bruxelles où la Russe Yelena Isinbayeva et l'Américaine Sanya Richards voudront conserver leur invincibilité.
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La perchiste de Volgograd, Yelena Isinbayeva, et l'athlète "US", Sanya Richards voudront confirmer leurs succès dans les quatre premières manches (Oslo, Paris, Rome et Zurich) pour se rapprocher du fameux jackpot d'un million de dollars promis aux athlètes victorieux lors des six manches de cette "Ligue en Or". "J'y suis presque", rigolait Sanya Richards mercredi. "Mais le défi mental et physique est immense de devoir remporter les deux dernières courses (Bruxelles puis Berlin dimanche) en trois jours seulement".
Ecartée des Mondiaux d'Osaka cet été -elle avait été malade lors des qualifications américaines-, Richards aura à coeur de prendre sa revanche, elle qui estime que "la Golden League, c'est mon Mondial à moi". La réunion bruxelloise vaudra aussi (et surtout) pour ses sprints. Certes, le champion du monde du 100 m, l'Américain Tyson Gay (officiellement "fatigué") brillera par son absence. Mais l'hectomètre devrait aller très vite si l'on en croit les déclarations du Jamaïcain Asafa Powell quelques jours après qu'il ait amélioré le record du monde (9.74, dimanche à Rieti en Italie) sans pour autant avoir réalisé une course parfaite. "Je sais que je suis capable de courir plus vite encore. Pourquoi pas dès vendredi à Bruxelles", a-t-il expliqué mercredi, indiquant que sans un départ moyen et une fin de course bâclée, il aurait couru plus vite encore à Rieti.
Météo favorable
Les conditions climatiques s'annonçant favorables vendredi en Belgique, Powell voudra profiter de sa forme du moment pour risquer un nouvel exploit. L'organisateur belge, Wilfried Meert, veut y croire même s'il regrette l'absence de Gay qui avait dominé Powell à Osaka. "Ils se sont évités tout l'été. Ils n'ont pas couru une seule fois l'un contre l'autre, sauf quand il n'y avait pas le choix, aux Championnats du monde", déplorait-il. La grosse bagarre aura dès lors plutôt lieu côté féminin puisque les quatre premières du 100 m d'Osaka -le plus serré de l'histoire- prendront le départ.
La Jamaïcaine Veronica Campbell et les Américaines Lauryn Williams, Carmelita Jeter et Torri Edwards se méfieront de la Française Christine Arron en confiance après son succès à Zurich il y a une semaine. Meilleure sprinteuse européenne à Osaka (5e du 100 m), la Belge Kim Gevaert voudra briller devant son public, mais sur 200 m uniquement. Parmi la petite quarantaine de médaillés des Mondiaux présents à Bruxelles, l'Ethiopienne Meseret Defar sur 2 miles et son compatriote Kenenisa Bekele (10 000 m) visent ouvertement une meilleure performance mondiale de l'année. "Le public veut des temps. Et même si beaucoup d'athlètes sont fatigués, il y aura à nouveau des exploits vendredi", assure Wilfried Meert, le patron de la réunion généralement considérée comme la plus relevée de la saison.
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