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Ligue de diamant - Bruxelles : Mekhissi veut être le premier à "casser l'hégémonie des Kényans"

Mekhissi veut envoyer un message fort aux Kényans à Bruxelles
Par AFP

Le 04/09/2014 à 16:57Mis à jour Le 05/09/2014 à 00:25

Plus d'un mois après avoir impressionné aux Championnats d'Europe, Mahiédine Mekhissi voudra frapper fort vendredi à Bruxelles, lieu de la dernière étape de la Ligue de Diamant. Le Français aimerait passer sous les huit minutes, ce qui serait une première pour un Européen, et ainsi envoyer un message fort aux Kényans à un an des Mondiaux de Pékin.

C'est un Mahiédine Mekhissi plein d'ambitions qui débarquera à Bruxelles vendredi, pour la dernière étape de la Ligue de Diamant. Le Français tentera vendredi de devenir le premier Européen sous les huit minutes sur 3000 m steeple, mais rêve surtout d'être "le premier à casser l'hégémonie des Kényans" dans cette discipline. "Ca fait 30 ans que les champions ce sont les Kényans, moi je veux être le premier à casser cette hégémonie dans un grand championnat", a martelé le Français, jeudi en conférence de presse, à la veille du meeting de Bruxelles où il retrouvera les meilleurs spécialistes mondiaux de la discipline pour la première fois de la saison. "C'est presque comme une finale olympique, il y a les meilleurs, et apparemment actuellement le meilleur, c'est (Jairus Kipchoge) Birech (le vainqueur de la Ligue de diamant 2014 de la discipline). On verra ça demain", a-t-il lancé.

Le plateau du 3000 m steeple est en effet de toute beauté. Au départ seront présents le double champion olympique en titre Ezekiel Kemboi, sixième performeur de tous les temps, ainsi que Brimin Kiprop Kipruto et Paul Koech, deuxième et troisième meilleurs performeurs de tous les temps. De plus, les jeunes Kényans Conseslus Kipruto (vice-champion du monde à 18 ans l'an dernier à Moscou) et Barnabas Kipyego, champion du monde juniors, seront de la partie. Avec deux lièvres pour fixer le tempo, Mekhissi visera au passage un nouveau record d'Europe, qu'il détient déjà en 8'00"09.

Passer sous les huit minutes ferait de lui le premier Européen à réaliser cet exploit, et seulement le onzième athlète au niveau mondial. "Je ne me mets pas de pression par rapport au chrono, je veux juste me mesurer aux Kényans. Le premier qui les battra entrera dans la légende et je veux en faire partie. C'est ça qui fait que je cours tout le temps". Le Français n'oublie pas non plus que se profilent déjà à l'horizon les Mondiaux de Pékin, en 2015. "Forcément, l'athlète qui gagne demain (vendredi) c'est positif, les championnats du monde arrivent vite. C'est eux que je vais affronter l'année prochaine. Ce serait un avantage psychologique de gagner ici", a-t-il encore estimé. Avec le sourire de ceux qui sont impatients d'en découdre.