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Mondiaux de para athlétisme : Timothée Adolphe et Charles-Antoine Kouakou en finale, vers un feu d'artifice samedi ?
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Publié 14/07/2023 à 22:33 GMT+2
Le clan français n'est pas parvenu à obtenir de nouvelles médailles, ce vendredi à l'occasion des Mondiaux de para athlétisme. Néanmoins, Timothée Adolphe et Charles-Antoine Kouakou ont réussi à se qualifier respectivement pour la finale du 100m et du 400m, ce qui laisse augurer de belles perspectives pour samedi.
Timothée Adolphe et son guide, Charles Renard, le 14 juillet 2023. / Mondiaux de para-athlétisme
Crédit: Getty Images
Les deux sprinteurs français Timothée Adolphe et Charles Antoine Kouakou se sont qualifiés vendredi pour leurs finales respectives du 100 et 400m et viseront la médaille samedi aux championnats du monde de para-athlétisme. Julien Casoli et Pierre Fairbank, engagés mais pas favoris en finales du 1500m et du 100m fauteuil (T54 et T53), n'ont pas permis aux Bleus d'améliorer leur bilan, qui stagne à deux médailles de bronze.
Julien Casoli a terminé huitième du 1500m, loin derrière l'indétrônable Suisse Marcel Hug - sacré deux fois à Paris avec le 5000m - après avoir lâché dans le dernier virage. "J'étais bien placé, c'était un super départ mais je n'avais plus de jus à la fin", a admis le Français de 41 ans, qui "dès le début" a senti qu'il "n'avait pas les bras". Son compatriote de dix ans son ainé, Pierre Fairbank, 51 ans, a lui accroché la 6e place du 100m avec un chrono de 15"28, "pas celui espéré" par le Néo-Calédonien, jamais séparé de son sourire.
Adolphe vise haut
Timothée Adolphe l'avait aussi, le sourire, vendredi. Deux jours après sa médaille de bronze amère en finale du 400 m T11, il aura une grande chance samedi en finale du 100m. Après un chrono "pas flamboyant" le matin (11"33) en séries, Adolphe a remporté sa demi-finale, en 11"16. Le "vice-champion du monde, vice-champion d'Europe et vice-champion paralympique" ne vise pas autre chose que l'or, mais devra compter avec le Grec Athanasios Ghavelas, le champion paralympique, qui a obtenu le premier chrono de la demie (10"93).
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Timothee Adolphe (à droite) et son guide Jeffrey Lami lors des Mondiaux de para athlétisme 2023.
Crédit: Getty Images
"Il ne faut pas cogiter sur les chronos, a réagi le Français, qui venait de regarder la course du Grec. On sait qu'il est chaud (...) Entre la série et la demie, on a su relever le niveau". "Demain (samedi) on passe sous les 11 secondes", a promis de son côté son guide Charles Renard. Samedi, un autre Français tentera de ramener une médaille aux Bleus, au lendemain de son anniversaire.
Né un 14 juillet, jour de fête nationale, Charles-Antoine Kouakou a particulièrement ravi le public du Stade Charléty en se qualifiant pour la finale du 400m T20, réservé aux athlètes déficients intellectuels. Le champion paralympique en titre de la discipline a bien fini dans la dernière ligne droite pour terminer deuxième de sa série (48"52). Il réalise en plus le meilleur temps de sa saison, récemment entachée par une blessure au pied.
"C'est une deuxième place, mon record, donc je suis très content", a réagi le coureur de 25 ans, particulièrement encouragé "par les membres de l'équipe de France" depuis les tribunes. L'autre Français engagé en demie, Haroun Khelifa, a été éliminé.
Rapide comme Ekler
Outre Marcel Hug, trois autres athlètes étrangères ont marqué cette sixième journée de championnat du monde en remportant leur deuxième titre à Paris. La Tunisienne Raoua Tlili, 33 ans, a glané l'or à l'issue du lancer de disque, dans la catégorie des athlètes de petite taille (F41), tout comme le Thaïlandais Pongsakorn Paeyo en 100m fauteuil (T53).
Enfin Luca Ekler, la Hongroise déjà sacrée championne du monde de saut en longueur de sa catégorie T38, pour les athlètes possédant une paralysie cérébrale, a dominé la finale du 200m. Elle s'offre dans le même temps un record du monde (25''78), une belle publicité pour cette athlète de 24 ans qui a choisi de promouvoir sa discipline dans son pays en enseignant un cours de para-athlétisme à l'université.
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