Les Français ambitieux

L'équipe de France ambitieuse
Par AFP

Le 07/03/2008 à 07:00Mis à jour

Le revenant Salim Sdiri et la prometteuse Teresa Nzola Meso sont les meilleures chances d'une équipe de France sans objectif mais pas sans ambition lors des Mondiaux en salle d'athlétisme d'une faible densité, de vendredi à dimanche à Valence.

En l'absence de ses ténors (Baala, Doucouré, Djhone, Barber, Diniz, Mesnil ou encore Arron qui a déclaré forfait lundi), et après le claquage du coureur de 400 m Yoann Decimus, jeudi à l'entraînement, la délégation hexagonale ne compte que 12 athlètes, d'une moyenne d'âge inférieure à 24 ans. La France est dans le ton de Championnats affichant un nombre de pays participants record (159), mais boudés par de nombreuses vedettes à cinq mois des jeux Olympiques de Pékin. Seuls dix athlètes couronnés lors de la dernière édition en 2006 sont présents à Valence. "Tous les quatre ans, c'est le même problème", souligne le directeur technique national Franck Chevallier, qui ne fixe aucun objectif de médailles.

"On savait que la densité serait moindre. Cela ne veut pas dire que le niveau est plus faible, mais il y aura plus d'occasions à saisir." Notamment à la longueur, en l'absence des trois médaillés de la dernière édition, le Ghanéen Ignisious Gaisah, le Panaméen Irving Saladino et l'Italien Andrew Howe. Moins de huit mois après avoir été grièvement blessé par un javelot à Rome, Sdiri ne se focalise cependant pas sur le podium pour sa deuxième compétition, après les Championnats de France (7,98 m) mi-février. "Si je suis à mon niveau, je m'en fous d'être 10e ou sur le podium" , assure-t-il.

Duel Robles - Liu sur les haies

Nzola Meso, elle, espère avoir retenu la leçon de son échec en qualifications aux Mondiaux d'Osaka pour monter sur le podium, comme aux Championnats d'Europe en salle 2007 (3e). "Osaka va me servir énormément", estime la Lyonnaise, confrontée à un plateau relevé, avec la Slovène Marija Setsjak (15,09 m), la Grecque Hrysopiyi Devetzi (14,89 m) et la Cubaine Yargelis Savigne, championne du monde en août. Pour son premier grand championnat, à 19 ans, Lesueur veut surtout "profiter au maximum" et se qualifier pour une finale. Avec seulement 13 athlètes engagées, l'objectif est dans ses cordes, mais pour grimper sur le podium, elle devra être dans les eaux de son record personnel (6,84 m). Même chose pour Jérôme Clavier, qui pourra tirer son épingle du jeu dans un concours très ouvert, s'il est capable de ressauter à 5,80 m.

Les concours sont les moins affectés par le tropisme olympique. La hauteur, le triple saut ou le poids promettent de belles bagarres chez les messieurs. Chez les dames, la Croate Blanka Vlasic (hauteur) et la Russe Yelena Isinbayeva (perche) font partie des rares vedettes ayant répondu présent. Pas de Tyson Gay, de Asafa Powell ou de Jeremy Wariner, en revanche sur le sprint. Il faudra donc regarder du côté des haies, avec le duel Robles-Liu et le probable premier titre mondial de Susanna Kallur. Et si le record du monde leur résiste, il pourrait en revanche tomber sur 3000 m, où l'Ethiopienne Meseret Defar vise un 3e titre consécutif. Encore loin des sept médailles d'or de la Mozambicaine Maria Mutola, qui remettre une nouvelle fois sa couronne en jeu sur 800 m.

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