Mondiaux Moscou : Avec dix médailles aux Mondiaux, Usain Bolt est l'égal de Carl Lewis

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Avec trois nouveaux titres décrochés à Moscou, Usain Bolt est entré un peu plus dans la légende de son sport. Le Jamaïcain est devenu l’égal de Carl Lewis.

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Crédit: Eurosport

A Moscou, Usain Bolt était venu chercher trois nouveaux titres mondiaux. Déjà sacré trois fois à Berlin en 2009 (100m, 200m et relais 4x100m) et à deux reprises à Daegu en 2011 (200m et relais 4x100m), le Jamaïcain a parfaitement complété son tableau de chasse. Une réussite totale, à l’image de sa compatriote Kelly-Ann Fraser-Pryce. Le voilà désormais avec huit sacres planétaires. Un total qui lui permet de revenir à hauteur des deux monstres du passé, les Américains Carl Lewis, qui ne disputait des Mondiaux que tous les quatre ans dans les années 80, et Michael Johnson. Chez les dames, Allyson Felix a également fait aussi bien.
Pour dépasser l’ancienne gloire du sprint court US, Usain Bolt doit maintenant avoir hâte de revenir à Pékin, l’hôte des prochains Mondiaux en 2015. Bolt-Lewis, où l’art de se détester sans pincette. Les deux hommes ne s’apprécient pas. On se rappelle qu’à Londres, le Jamaïcain avait avoué "avoir perdu tout respect" pour le nonuple champion olympique américain après les doutes émis par ce dernier sur la "propreté" de La Foudre. Dans une interview accordée à Sport Illustrated, Lewis, surpris de voir "des sprinters réaliser 10"03 une année et 9"69 l’année suivante", avait répliqué en conseillant à la Jamaïque de renforcer sa politique antidopage. Le passé récent qui n’a pas épargné les Caribéens lui a quelque peu donné raison même si King Carl n’est pas un parangon de vertu dans ce domaine selon l’ancien chef du programme du comité olympique américain (*).
Avec huit médailles d’or planétaires et deux d’argent (200m et relais 4x100m en 2007), Usain Bolt est également devenu, en Russie, l’athlète, chez les messieurs, qui compte le plus de récompenses aux Mondiaux. A égalité avec… Carl Lewis (huit médailles d’or, une d’argent et une de bronze). Une raison de plus pour aller à Pékin dans deux ans.
(*) Selon Wade Exum (en avril 2003), Lewis aurait été contrôlé positif trois fois en 1988 à la pseudo-éphédrine, à l’éphédrine et à la phénylpropanolamine lors des Trials US, selon l’ancien chef.
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