Mondiaux d'athlétisme: les Françaises auront bien effectué leur test de féminité à temps
Eurosport sur GoogleLes Françaises engagées aux Mondiaux d'athlétisme à Tokyo auront bien passé le nouveau test de féminité imposé par la Fédération internationale avant samedi, début de la compétition, après s'être heurtées à l'illégalité de la procédure en France, a indiqué jeudi la Fédération française d'athlétisme (FFA).
Départ d'une course d'athlétisme (illustration).
Crédit: Getty Images
Les Françaises engagées aux Mondiaux d'athlétisme à Tokyo auront bien passé le nouveau test de féminité imposé par la Fédération internationale avant samedi, début de la compétition, après s'être heurtées à l'illégalité de la procédure en France, a indiqué jeudi la Fédération française d'athlétisme (FFA).
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"On y est. C'est World Athletics qui gère les prélèvements, qui gère les tests. On leur a confié la réalisation de tout ça", a indiqué jeudi le DTN de la Fédération, Frank Bignet, laissant entendre que certaines Françaises devaient réaliser ce test ce jeudi.
Dans sa volonté répétée de "protéger le sport féminin", World Athletics (WA) a adopté en juillet un nouveau règlement imposant un test génétique aux concurrentes souhaitant s'aligner dans la catégorie femmes des compétitions comptant pour le classement mondial.
Test illégal en France
Mais le test, réalisé par prélèvement salivaire ou sanguin et qui détecte le gène SRY responsable du développement de nombreuses caractéristiques masculines, est illégal en France et aucune Française n'avait pu le passer avant le 1er septembre, date butoir initialement fixée par World Athletics.
La situation a toutefois "été très bien gérée puisqu'on a travaillé main dans la main avec World Athletics", a souligné M. Bignet. "La Fédération internationale été facilitatrice et les tests vont pouvoir se réaliser à Tokyo et les athlètes féminines vont pouvoir concourir à leurs épreuves".
La question de ces tests, qui suscite malaise et critiques chez les athlètes et parmi les scientifiques, est devenue brûlante la semaine dernière quand cinq boxeuses françaises engagées aux Mondiaux ont été privées de championnats car les résultats de leur test de féminité, également exigés par World Boxing, n'avaient pas été reçus à temps.
"Ça aurait été triste de vivre la même situation que les boxeuses", a admis M. Bignet, qui souligne que contrairement aux boxeuses, les athlètes françaises ne doivent pas nécessairement avoir reçu leur résultat dès le début de leur compétition.
"Je ne sais pas trop quoi penser, je suis un peu mal à l'aise de devoir prouver ma féminité. Je n'arrive pas trop à comprendre pourquoi on doit faire ça", a affirmé Hilary Kpatcha (longueur), tandis que la perchiste Marie-Julie Bonnin a assuré ne pas être "convaincue par l'utilité de ce test".
"Je suis un peu partagée", a aussi dit la spécialiste du 800 mètres Rénelle Lamote, qui a couru par le passé avec la Sud-Africaine Caster Semenya, athlète intersexe interdite de compétition car elle refuse de se soumettre à des traitements pour baisser son taux de testostérone naturellement élevé.
"Je sais que c'est difficile de trouver la justice dans le sport mais en tant que femme, il y a quand même quelque chose d'inconfortable à se fait tester", a-t-elle affirmé. "Mais ça permet de vivre ce qu'ont pu connaître des athlètes comme Semenya et ça provoque une petite pensée pour ces athlètes qui ont dû vivre des moments difficiles."
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