Eurosport

Oscar Pistorius : "J'admets avoir infligé les tirs mortels à Reeva, il s'agit d'un accident"

Procès Pistorius : les huit phrases-clefs de l'audience de lundi

Le 03/03/2014 à 20:10Mis à jour Le 04/03/2014 à 06:40

Le procès du champion paralympique sud-africain Oscar Pistorius, accusé du meurtre de sa petite amie Reeva Steenkamp, a débuté lundi à Pretoria. Chaque jour, retrouvez les phrases-clefs de ce dossier complexe.

"  Je plaide non coupable."

Vêtu d'un costume sombre, cravate noire sur chemise blanche, l'athlète de 27 ans semblait nerveux lorsqu'il est entré dans la salle d'audience de la haute cour de justice du Gauteng, tête baissée.  Son frère Carl, sa soeur Aimée et quelques autres proches avaient pris place dans la pièce bondée. Aucun signe n'a été échangé avec la famille de Reeva Steenkamp. A la première question du juge Thokozile Masipa, l’athlète a décidé de plaider non-coupable.

Olympic and Paralympic track star Oscar Pistorius arrives in court ahead of his trial at the North Gauteng High Court in Pretoria March 3, 2014. (Reuters)

Olympic and Paralympic track star Oscar Pistorius arrives in court ahead of his trial at the North Gauteng High Court in Pretoria March 3, 2014. (Reuters)Reuters

" Je crois que l'accusation n'a aucune base pour prétendre que j'ai voulu tuer Reeva."

Oscar Pistorius a aussi plaidé non coupable des autres charges retenues contre lui, notamment port et usage d'armes prohibés par l’intermédiaire d’une déposition lue par son avocat Kenny Oldwage.

" Je veux regarder Oscar, le regarder vraiment dans les yeux, et juger moi-même la vérité sur ce qu'il a fait à Reeva."

Lundi matin, le quotidien de Johannesburg The Star a publié des propos de la mère de Reeva, June Steenkamp. Endeuillée, la famille souhaite comprendre ce qui s’est passé, la nuit tragique du 14 février 2013.

Oscar Pistorius June Steenkamp

Oscar Pistorius June SteenkampAFP

" La thèse de la méprise n'est pas plausible, et doit être rejetée."

Gerrie Nel  le procureur au procès du champion paralympique Oscar Pistorius, a rejeté lundi à l'ouverture de l’audience la thèse de la méprise, défendue par l'accusé. Il a rappelé que le drame avait eu lieu en l'absence de témoin oculaire.

" L'accusé a tiré sur la victime avec l'intention de tuer."

Gerrie Nel est convaincu que ce crime sans témoins a été prémédité. Le procureur, qui a la réputation d’être incorruptible et méticuleux, est revanchard depuis la libération de Pistorius sous caution. Il tentera de démontrer que le champion a bien assassiné sa compagne en toute connaissance de cause.

Hat Pistorius seine Freundin vorsätzlich ermordet?

Hat Pistorius seine Freundin vorsätzlich ermordet?SID

" Juste après trois heures (du matin), j'ai été réveillée par de terribles cris d'une femme (...) elle appelait au secours. Je me suis assise sur le lit, et mon mari s'est réveillé aussi. Mon mari s'est levé et a couru sur le balcon."

Michelle Burger, une voisine appelée à témoigner au procès d'Oscar Pistorius lundi, a affirmé avoir entendu une femme appeler au secours à l'heure où le champion paralympique a abattu sa compagne dans la nuit du 14 février 2013. Le témoin, une universitaire, a refusé de se faire filmer lors du procès.

"  J’ai entendu quatre coups de feu, il y a eu une pause plus longue entre le premier coup de feu et le deuxième, qu'entre le deuxième et les troisième et quatrième."

La jeune femme dont la chambre à coucher se trouve à précisément 177 mètres de chez Pistorius affirme avoir entendu quatre coups de feu. Son témoignage est accablant, s’il devait être confirmé. La pause après le premier tir mettrait en cause la ligne de défense de Pistorius.

Oscar Pistorius muss sich vor Gericht verantworten

Oscar Pistorius muss sich vor Gericht verantwortenEurosport

" Bien que j'admette avoir infligé les tirs mortels à Reeva, il s'agit d'un accident. (...) Je croyais que Reeva était toujours au lit."

L’athlète martèle la thèse de l’accident. Son avocat, Kenny Oldwage, souligne que l'enquête avait bien mal commencé. Selon lui, la police a pris fort peu de précautions en arrivant sur place.

Jusqu'au 20 mars, le tribunal devra chercher les éléments de réponse à une questio-clef : le Sud-Africain, premier athlète handicapé à avoir participé aux jeux Olympiques avec les valides, à Londres en 2012, a-t-il assassiné sa compagne de sang-froid, comme le croit l'accusation ? Ou l'a-t-il abattue par méprise en la prenant pour un cambrioleur, thèse de la défense ? Le procès reprendra mardi à 9h30.

0
0