JO Paris 2024 - La participation de Kevin Mayer au décathlon toujours plus incertaine : "C'est un deuil"
Par Glenn Ceillier
Mis à jour 30/07/2024 à 17:44 GMT+2
C'est un long feuilleton dont l'équipe de France se serait bien passé et dont le résultat s'annonce morose. En passage au club France, Kevin Mayer a jeté un froid sur sa participation au décathlon olympique, lui qui est blessé à la cuisse depuis le 7 juillet. Le recordman du monde de la discipline effectuera jeudi un dernier test pour décider de sa présence sur le tartan de Saint-Denis le 2 août.
Mayer : "Si je ressens une douleur, ce sera au sprint où ça peut péter sur 100m"
Video credit: Eurosport
L'athlétisme tricolore n'aura peut-être pas son chef de file pour ces Jeux Olympiques. Kevin Mayer a laissé planer de sérieux doutes sur sa participation à la fête olympique ce mardi, à trois jours du début du décathlon olympique. Victime d'une "lésion importante à l'ischio-jambier gauche", le recordman du monde de la discipline a estimé à "10%" ses chances d'être au Stade de France pour essayer d'assouvir ses rêves olympiques. "La progression que j'ai eue cette dernière semaine me laisse espérer peut-être 10% de chance d'être au départ du 100 m", a-t-il confié.
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Double vice-champion olympique (2016, 2021), Kevin Mayer s'est blessé le 7 juillet dernier, lors du meeting de Paris. Touché à la cuisse en plein 110 m haies, il s'est écroulé. Et s'il avait évoqué de "progrès surprenants" ce weekend, insufflant un petit souffle d'espoir à ses supporters, il a refroidi tout le monde ce mardi au Club France. "Ce n'est pas utile d'y aller si j'y vais à 80%, explique-t-il sur RMC. J'ai tout donné. Malheureusement je ne suis pas sûr de pouvoir prouver ce que je sais faire dans la lumière. C'est un deuil, je vis avec les Jeux de Paris depuis 8 ans, c'était un rêve".
Un miracle de ouf si ça passe
Clairement ému, au bord des larmes, le double champion du monde (2017 et 2022) va cependant effectuer un dernier test jeudi. Sur 30 mètres, où il essayera de tout donner pour voir comment sa cuisse réagit. "Si ça ne tient pas à fond sur 30 mètres, ça ne tiendra pas sur 100m, précise le champion de 32 ans en revenant sur sa blessure. C'est une déchirure partielle du tendon du semi-membraneux à portion haute à 95%. Beaucoup de gens diraient qu'il y a 100% de chances que je n'y sois pas. Ca fait trois semaines que je bosse comme j'ai jamais bossé pour essayer d'y être. C'est une très très grosse blessure. Je me suis explosé le tendon."
Le leader de l'athlétisme français rêve d'un sacre olympique pour compléter son formidable palmarès. Mais s'il a essayé de se donner les moyens de concrétiser son objectif d'une vie - "Ces derniers jours j'ai vécu dans le moment présent, chaque minute j'essaye de faire le bon exercice au bon moment, de me reposer au bon moment pour faire en sorte de me donner le plus de chances possibles d'être là" -, son corps est encore venu le rattraper. Le natif d'Argenteuil avait déjà été freiné cette année.
Contraint à l'abandon aux Mondiaux de Budapest l'été dernier en raison d'un tendon d'Achille douloureux, il avait dû attendre début juin et les Championnats d'Europe à Rome pour assurer les minima, à moins de trois semaines de la date limite. Une éclaircie de courte durée pour celui qui avait évoqué son "rêve d'être au Stade de France". Mais ce mardi, ce serait "un miracle de ouf si ça passe" conclut-il.
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