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Robles pense au record
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Publié 02/09/2008 à 15:20 GMT+2
Champion olympique du 110 m haies à Pékin et détenteur du record du monde (12"87), le Cubain Dayron Robles a une raison impérative de vouloir améliorer sa marque planétaire mardi soir à Lausanne: faire oublier le Chinois Liu Xiang, grand absent des Jeux.
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Seul sur les sommets insoupçonnés du sprint, le Jamaïcain Usain Bolt n'a pas cette motivation, qui habite encore son compatriote Asafa Powell, lequel a survécu au cataclysme des Jeux.Bolt s'alignera ainsi sur sa distance préférée du 200 m, pour y dévorer certainement ses adversaires mais sans viser spécialement sa référence (19 sec 30) établie il y a deux semaines sous les feux des JO. Pour Robles, qui a survolé les haies de la finale olympique, il restera à jamais le doute de l'absence.
"Si Liu avait été dans la course, peut-être qu'on aurait couru plus vite et battu le record", s'est interrogé le Cubain. Justement, le crack de Guantanamo dispose d'une occasion en or de trancher sur la piste même où Liu, le champion olympique d'Athènes, avait couru en 12 sec 88 le 11 juillet 2006. Ce soir-là, encore junior, Robles avait terminé 4e en 13 sec 04, attestant sa valeur montante."Je ne connais pas mes limites. Mon but est de réussir une course parfaite. Je me suis entraîné pour ça toute l'année. Et je me sens beaucoup mieux qu'à Zurich, où on n'avait pas récupéré du décalage horaire. Ça serait vraiment quelque chose de spécial si je battais le record ici", a souligné le hurdler.
Repos divin
Au surlendemain de sa facile victoire sur la ligne droite de Zurich, avec quand même un chrono de 9 sec 83 face au vent (0,5 m/s), Bolt a accordé un entretien dominical aux télévisions suisses romande et alémanique. Et il s'est reposé lundi.Si le triple champion olympique (100/200/4X100 m) est le nouveau Roi, Powell a été le précurseur.L'ex-détenteur du record (9.74 avant que Bolt ne le descende à 9.72 puis à 9.69) a évoqué "le choc" de l'ouragan Bolt à Pékin.
"Quand j'ai revu la course à la vidéo, j'ai été abasourdi" , a admis le grand déçu des Jeux (5e du 100 m). Il a donc joué profil bas comme, par les temps qui courent, tous les adversaires de Bolt. Pourtant, au détour de quelques phrases anodines, Powell a laissé entendre que les temps aussi changeaient. "Actuellement, c'est Usain qui est sous les feux des projecteurs. Peut-être que ce sera à moi l'année prochaine de battre le record du monde, d'être à mon tour sous les projecteurs", a-t-il déclaré.
Objectif 9"60
"Si je veux le battre, il faut maintenant que je coure en 9 sec 60", a ajouté Powell. Sans sourciller. Et si le vaincu de Pékin n'attendait pas 2009 pour réussir le coup? Même si la chaleur escomptée à Rieti (Italie), dimanche prochain, paraît plus propice à une grande performance que les 20 degrés annoncés mardi soir au-dessus du lac Léman.Le mythe de la vitesse et la grandeur de Bolt avaient occulté à Pékin les autres secteurs de l'athlétisme, et notamment les concours. Réparation à cette injustice, Lausanne propose un remake des Jeux, avec rien de moins que les podiums olympiques au triple saut et à la hauteur messieurs.
Non sélectionné dans un premier temps -il avait terminé 4e des championnats de Russie- Andrey Silnov a démontré en Chine qu'il avait le potentiel pour sauter 2,40 m, une hauteur qu'aucun athlète n'a plus franchi depuis huit ans. L'Américaine Dawn Harper s'attaque à un défi encore plus difficile. Elle va devoir confirmer sa médaille d'or du 100 m haies, gagnée avec la complicité fort involonaire de sa compatriote Lolo Jones. La grande favorite avait course gagnée quand elle avait accroché l'avant-dernier obstacle.
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