Des frayeurs puis la qualif' pour Lavillenie

On avait quitté Renaud Lavillenie blessé il y a quelques semaines, victime d’une entorse à la cheville qui remettait en question ses chances de médaille olympique à Tokyo. Mais, si tout n’a pas été parfait - loin de là - pour le Tricolore, il faudra bien compter sur lui en finale. Le champion olympique de Londres en 2012 aura eu beaucoup de mal à rentrer dans les qualifications du saut à la perche, ratant grossièrement ses deux premiers sauts à 5,50m. Dos au mur, le Français est redevenu le champion que l’on connait pour finalement passer cette première barre puis enchainer avec 5,65m (en deux temps) avant de passer 5,75m dès son premier essai.
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S’il ne s’est pas forcément complètement rassuré sur ses capacités physiques, le Français a gardé toutes ses chances de retrouver le sommet olympique, neuf ans après. Mais il aura fort à faire face à Armand Duplantis, lui aussi hésitant à 5,50m avant de dérouler, ou face au tenant du titre Thiago Braz. En revanche, il n’y aura pas d’autre Français en finale puisque Valentin Lavillenie s’est arrêté à 5,65m tandis qu’Ethan Cormont a buté au-delà de 5,50m.

Renaud Lavillenie seul français qualifié en finale du saut à la perche : ses six sauts en vidéo

Miracle pour Bosse, Tual intéressant

Pierre-Ambroise Bosse s'en sort très bien ! Champion du monde à Londres en 2017, le Français peine à retrouver son meilleur niveau depuis son sacre et il a payé très cher son manque de compétition récent. Alors qu'il avait pris la course en main dans sa série et qu'il avait mené tout du long, le Tricolore a totalement coincé dans la dernière ligne droite et a dû se contenter de la 6e place de sa série. Il a fallu attendre la toute dernière série pour que Bosse soit finalement sauvé avec une qualification au temps (1'45''97).

De la 1re à la 6e place : Bosse dégringole dans la dernière ligne droite

Un autre Français verra lui les demi-finales puisque Gabriel Tual est parvenu à prendre la 3e place de sa série, une place directement qualificative. En revanche, pas de qualification pour Benjamin Robert, seulement 5e de sa série en 1'47''12. Parmi les favoris, grosse impression laissée par le Kényan Ferguson Cheruiyot Rotich, vainqueur de sa série en 1'43''75.

Robert-Michon à la trappe

Incapable de faire mieux que 60,88m, bien loin de son record personnel (66,76m), Melina Robert-Michon a été éliminé d'entrée du lancer du disque, en ne prenant que la 15e place des qualifications, alors qu'il fallait être parmi les douze premières. Une grosse désillusion pour la Rhônalpine, qui rêvait d'or olympique cinq ans après sa deuxième place lors des JO de Rio.
Après avoir lancé son premier disque dans le filet, la Tricolore a validé ses deux essais suivants mais sans parvenir à réussir mieux que 60,88m. Une distance qui n'a pas suffi puisque la Française est restée à 64 centimètres des 61,52m de la Brésilienne Izabela da Silva, 12e et dernière qualifiée pour une finale olympique que manquera la Française pour la première fois depuis Athènes, en 2004.

Les Françaises n’ont pas existé en 100m haies

Pas franchement aidé par le non-départ finalement de Cyrena Samba-Mayela, blessée à l'échauffement, les Tricolores n’ont jamais été en mesure de croire à une qualification pour les demi-finales. Unique Française en piste, présente dans la série 2 de Kendra Harrison, Laura Valette - diminuée par une blessure au genou - a terminé 8e et bonne dernière en 14’’52, bien loin de la grande favorite américaine (12’’74). Mais c’est bien la Portoricaine Jasmine Camacho-Quinn, 7e femme la plus rapide de l’histoire sur la distance, qui a marqué les esprits en gagnant sa série en 12’’41, de très loin le meilleur temps des séries.

Pas de souci pour les favorites du 400m haies

Attendues dans un duel pour la médaille d’or, les Américaines Sydney McLaughlin et Dalilah Muhammad ont tranquillement dominé leur série pour leur entrée en lice sur le 400m haies. McLaughlin n’a pas forcé pour s’imposer en 54’’65, à près de trois secondes de son record du monde établi en juin, alors que sa compatriote a été plus rapide, gagnant en 53’’97, le meilleur temps des séries. A noter également la qualification tranquille de l’outsider néerlandaise Femke Bol (54’’43).
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