Le coup est passé près. Mais l'étape est franchie. Pour la troisième fois de sa carrière, Renaud Lavillenie entre en finale olympique, après Londres en 2012 et Rio en 2016. Objectif : une troisième médaille, même si le Français sait que ce sera compliqué. Arrivé aux Jeux avec une entorse de la cheville contractée le 11 juillet dernier, l'ancien recordman du monde de la discipline savait qu'il n'aborderait pas les JO à 100%. Il en a eu la preuve patente ce samedi à Tokyo. Pour passer le cap, il a dû ramer. Et s'est fait très peur.
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"J'ai eu peur, a-t-il confié sans détour. Je me voyais dans l'avion ce soir pour rentrer en France. Le contexte était encore plus dur que ce que j'aurais pu imaginer. J'étais super content, dimanche et lundi derniers, d'avoir pu sauter, d'avoir pu faire un peu de sprint. On a commencé à travailler avec les kinés, à relâcher beaucoup de tension mais j'ai eu une réaction inflammatoire qui fait que j'ai passé deux jours sans pouvoir courir. Il a fallu se battre. Je suis content de ne pas être tombé dans le piège."
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Je peux aller chercher un gros truc
Le champion olympique de Londres a dû s'employer et sauter six fois pour décrocher sa qualification pour la finale. Ce n'est pas anodin. A 5,50m, un premier saut de réglage, un deuxième un peu mieux et le troisième pour se soulager. A 5,65, deux bonds pour passer et, enfin, un seul essai à 5,75 et une qualification dans la poche. Un gros soulagement pour lui.
"Je n'ai jamais connu un concours aussi dur depuis longtemps, a-t-il ajouté. J'étais dans l'inconnu sur plein de points. C'était compliqué, lors d'une matinée où le niveau a été plus que très bon. Je suis passé par plein de sentiments et je suis surtout content d'être resté sur un sentiment positif à la fin, avec un dernier saut très important qui va me libérer pour la suite du programme. Je n'ai jamais abandonné et j'ai réussi à supporter la douleur à la cheville." Le début fut compliqué, la suite un peu mieux. Le Clermontois a désormais trois jours pour s'occuper de sa cheville. Et aller chercher un petit quelque chose, auquel il croit dur comme fer. "Je sais qu'au fond de moi, je peux aller chercher un gros truc". Y a plus qu'à.

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