Le Mans n'y arrive pas

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Sans jamais avoir démérité, Le Mans s'incline pour la quatrième fois en Euroligue sur le parquet d'Avellino (78-73). Toujours dans le coup et malgré la performance de haute volée de Dee Spencer (26 points), les Manceaux devront attendre pour célébrer leur

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AVELLINO - LE MANS 78-7318-19, 22-16, 23-22, 15-16)
Avellino : 28 paniers (dont 5 sur 17 à trois points) sur 52 tirs - 17 LF sur 20 - 34 rebonds (Williams 8) - 10 passes (Travis 5) - 16 balles perdues - 17 fautes personnelles
Marqueurs: Warren (13), Radulovic (5), Best (9), Cinciarini (10), Crosariol (0), Slay (11), Tusek (5), Williams (16), Diener (9), Nardi (0)
Le Mans : 27 paniers (dont 8 sur 18 à trois points) sur 58 tirs - 11 LF sur 12 - 17 rebonds (Bluthenthal 5) - 6 passes (Chase 4) - 12 balles perdues - 22 fautes personnelles
Marqueurs: Chase (10), Spencer (26), Koffi (6), Diot (2), Ndoye (6), Batista (12), Badiane (3), Bluthenthal (8)
En montant dans l'avion qui les ramènera d'Italie cette nuit, nul doute que les Manceaux se demanderont ce qui leur manque pour enfin décrocher une première victoire européenne. Sur le parquet d'une équipe d'Avellino qui ne paye pas de mine mais, qui ne manque pas de talents individuels (Warren et Best notamment), Le Mans n'aura pas les mêmes regrets que la semaine dernière en Israël. Cette fois-ci, pas question d'une excuse évoquant la fin de match mal négociée ou bien encore un Dee Spencer aux abonnés absents.
D'excuse, il n'y en a pas... Si ce n'est être capable de reconnaître la solidité d'une équipe d'Avellino qui avait déjà marqué de son empreinte l'Euroligue en allant s'imposer sur le parquet de Malaga. Pour JD Jackson, le résultat brut de la rencontre rappelle la dure loi du sport. Quatre matches pour autant de défaites, le bilan est révélateur de certains manques pour une équipe où chacun joue sa partition de façon désynchronisée. Mais au delà d'un classement peu flatteur dans le groupe A (dernier), Le Mans s'est retrouvé des raisons de sourire. Dans l'avion du retour, les images d'un Dee Spencer étincelant, redevenant une machine à scorer, donneront des rictus d'espoir au coach canadien.
A quand le duo Bluthenthal-Spencer au top ensemble ?
Durant toute la rencontre, le vrai Dee Spencer a semé la panique, le doute dans le clan italien. Alors que Batista confirmait son excellent début de saison (12 points), l'arrière US dégainait comme à ses plus beaux jours sans jamais forcer son destin (26 points avec 9/15 aux tirs), le maillon manquant des dernières semaines répondait enfin présent. Le souci manceau se situe d'ailleurs à ce niveau. Quand Dewarick Spencer retrouve sa verve, David Bluthenthal devient discret, au lieu d'être le deuxième tueur de cette équipe (8 points, 5 rebonds).
L'équilibre manceau se veut ainsi fragile. Au cours d'une partie où l'équipe de JD Jackson aura confirmé ses qualités collectives, il manque encore le coup de patte, le coup de griffe qui fait mal. Dans le camp d'en face, Warren donne le la (13 points, 6 rebonds) avant que Williams n'impose ses gros fessiers (16 points, 8 rebonds) et que Travis Best ne finisse le travail dans le quatrième quart temps (7 points en 3 minutes). Du travail savamment mené à terme que les Manceaux doivent au plus vite inclure dans leur panoplie d'équipe trop propre sur elle. Cette défaite, aussi frustrante soit-elle, pourrait en tout cas ouvrir de nouveaux horizons. Surtout si Dee Spencer a enfin trouvé la paix intérieure avec l'arrivée de sa femme et de sa fille dans la Sarthe. L'avenir européen des Manceaux est à ce prix...
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